Le drame survient dans un contexte de forte mobilisation médiatique. Rabat accueille une partie importante du dispositif de la CAN, avec plusieurs stades et un centre de presse où convergent des centaines de journalistes africains. Mohamed Soumaré faisait partie de ces professionnels accrédités, présents depuis le début du tournoi pour assurer la couverture des phases finales. Selon plusieurs sources concordantes, il devait poursuivre son travail jusqu’à la finale prévue quelques jours plus tard. Les faits établis restent limités.
En début de matinée, le personnel de l’hôtel où résidait le journaliste procède à une vérification et découvre son corps sans vie dans sa chambre. Les autorités marocaines sont immédiatement alertées et se rendent sur place pour effectuer les premières constatations. À ce jour, aucune communication officielle n’a précisé la cause du décès, ni indiqué la présence d’éléments suspects. Cette absence d’informations nourrit un climat d’incertitude, sans qu’aucune piste ne puisse être privilégiée. La nouvelle s’est rapidement propagée au sein du centre de presse de la CAN, provoquant stupeur et incompréhension.
Dans les couloirs du stade Prince Moulay Abdellah, principal site de la compétition, confrères et consultants ont appris la disparition d’un journaliste connu et respecté, qui participait activement à la couverture médiatique du tournoi. Plusieurs témoins affirment que Mohamed Soumaré remplissait normalement ses obligations professionnelles les jours précédant le drame. Mohamed Soumaré occupait une place centrale dans le paysage médiatique sportif malien. Il exerçait les fonctions d’officier média du Stade Malien de Bamako, l’un des clubs les plus emblématiques du pays.
Parallèlement, il était responsable marketing, télévision et médias de la Ligue professionnelle malienne. Cette double responsabilité lui permettait d’intervenir aussi bien sur les questions de communication institutionnelle que sur l’analyse sportive. Consultant régulier pour l’Office de Radio et Télévision du Mali, il était présent lors des grandes compétitions internationales, notamment les précédentes éditions de la CAN et certaines Coupes du monde. Sa participation à la CAN 2025 s’inscrivait donc dans une continuité professionnelle, sans élément public laissant entrevoir une situation inhabituelle.
Une enquête attendue dans un contexte sensible
L’absence de communication détaillée des autorités marocaines alimente les attentes de la communauté médiatique africaine. Dans un environnement aussi exposé que celui d’une CAN, où les journalistes travaillent sous pression, sur des rythmes soutenus et dans des conditions parfois éprouvantes, les questions liées à la santé, à la fatigue ou à d’éventuels incidents ne peuvent être écartées sans conclusions officielles. À ce stade, aucune information ne permet d’établir un lien entre l’activité professionnelle du journaliste et son décès. Les confrères de Mohamed Soumaré appellent à la retenue, en attendant les résultats des investigations en cours. Les procédures médico-légales devraient permettre d’apporter des réponses factuelles sur les causes de la mort. En attendant ces éclaircissements, les hommages se multiplient.
Des médias maliens aux plateformes sportives du continent, nombreux sont ceux qui saluent la mémoire d’un professionnel engagé, reconnu pour la rigueur de ses analyses et son attachement au développement du football africain. La page « Vive les Aigles du Mali », comme plusieurs organes de presse spécialisés, a évoqué la perte d’un acteur important de la couverture sportive ouest-africaine. La CAN 2025 se poursuit dans les stades marocains, mais l’ombre de ce drame continue de planer sur la compétition. Tant que les conclusions officielles ne seront pas rendues publiques, une question demeure : que s’est-il réellement passé dans cette chambre d’hôtel de Rabat ? Pour la communauté médiatique africaine, l’attente de réponses précises reste désormais centrale, au nom de la vérité et du respect dû à la mémoire de Mohamed Soumaré.


