Si les deux équipes sont déjà presque assurées d’un ticket pour les quarts de finale, cette confrontation s’annonce comme un test de caractère. D’un côté, les championnes en titre, méthodiques et solides. De l’autre, une équipe malienne en pleine montée en puissance, patiente, mais déterminée à déjouer les pronostics. Les Banyana Banyana n’ont pas changé leur recette.
Portée par l’expérience de ses cadres, l’équipe sud-africaine gère sa phase de groupes avec intelligence. Un nul face à la Tanzanie (1-1), puis une victoire propre contre le Ghana (2-0) : les championnes en titre avancent à leur rythme. Desiree Ellis, la sélectionneuse, garde le cap, faire tourner sans bousculer l’équilibre.
Aucune équipe ne doit être prise à la légère. Le Mali a ses arguments. À nous d’être plus rapides et plus percutantes dans les 30 derniers mètres,
prévient-elle
Même confiance du côté des joueuses, comme Amogelang Motau :
On progresse match après match. La première place est notre objectif. L’esprit du groupe est bon, et on veut rééditer l’exploit de 2022.
Sans faire de bruit, le Mali se fait une place parmi les équipes à surveiller. Solides et disciplinées, les Aigles Dames ont surpris par leur maîtrise. Une courte victoire contre la Tanzanie (1-0), puis un nul accroché face au Ghana (1-1), elles prennent les points, sans forcer, mais avec méthode. Sous la houlette de Mohamed Houssein Saloum, le Mali a pris de l’épaisseur. Plus structuré, plus mature, plus ambitieux.
On respecte l’Afrique du Sud, mais on ne les craint pas. Ce match, c’est notre chance d’écrire une nouvelle page,
affirme-t-il.
Un état d’esprit partagé par les cadres de l’équipe, à l’image de Yakare Niakaté, la défenseure d’Orléans :
On a appris de nos erreurs, on connaît notre potentiel. Il n’y a pas de favori ici. On vient pour jouer, pour gagner, et pourquoi pas viser plus loin.
La première place en ligne de mire
Ce face-à-face ne sera pas le premier entre les deux nations. En 2018, en demi-finale, les Sud-Africaines l’avaient emporté 2-0. Un souvenir encore présent, mais que les Maliennes ont bien digéré. Aujourd’hui, elles veulent prouver qu’elles ont grandi. Et ce match tombe à point nommé pour jauger leur progrès.
Affronter l’Afrique du Sud, c’est ce que je voulais. Je veux me mesurer aux meilleures. C’est aussi ça, jouer une CAN,
lâche Niakaté, avec une détermination tranquille.
Si ce dernier match de groupe a des allures de formalité pour les qualifiées, il n’en est rien. La première place pourrait bien conditionner un parcours plus abordable dans le tableau final. Et ni l’Afrique du Sud, ni le Mali ne veulent laisser cette opportunité filer. Un duel donc, mais aussi une vitrine, celle de deux nations qui rêvent grand, chacune à sa manière. D’un côté, les tenantes du titre en quête de confirmation. De l’autre, des outsiders en quête de respect. Quoi qu’il arrive, cette affiche promet des étincelles.


