Ibrahima Diop, Aziz Wade et Abdoulaye Diagne, trois supporters sénégalais arrêtés après les incidents liés à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée au Maroc, ont retrouvé la liberté après environ trois mois de détention à Rabat. Leur arrestation faisait suite à des troubles observés dans les gradins à la fin de la rencontre, dans un contexte marqué par une forte tension sportive.
De retour au Sénégal, les trois supporters ont livré leur version des faits. Selon eux, les événements ayant conduit à leur interpellation ne relèveraient pas d’une volonté d’affrontement organisée entre supporters. Ils évoquent plutôt une série d’incompréhensions entre les spectateurs et les forces de sécurité présentes dans le stade.
Dans leur récit, plusieurs éléments auraient contribué à la dégradation de la situation : une barrière linguistique compliquant les échanges avec les forces de l’ordre, mais aussi l’interprétation de certains gestes dans les tribunes qui auraient été perçus comme des provocations. Ces facteurs auraient progressivement installé un climat de tension.
Les trois supporters affirment également que les incidents ont réellement pris de l’ampleur après une altercation dans les gradins. Ce qui, selon eux, n’était au départ qu’un échange tendu entre supporters aurait rapidement dégénéré, entraînant une intervention sécuritaire plus large et plusieurs arrestations dans le stade.
Avec leur libération, Ibrahima Diop, Aziz Wade et Abdoulaye Diagne apportent un nouveau regard sur les événements survenus lors de la finale de la CAN 2025. Leur témoignage insiste sur l’enchaînement de malentendus et de tensions dans un contexte de forte pression sportive, plutôt que sur des violences préméditées. Cette affaire rappelle les défis que représente la gestion sécuritaire des grands rendez-vous du football africain, où la ferveur populaire peut rapidement transformer une tension dans les tribunes en incident majeur.


