Sous le maillot des Lions de l’Atlas, Brahim Diaz s’affirme comme le joueur incontournable du tournoi. Il rejoint Youssef En-Nesyri au rang des meilleurs buteurs marocains de l’histoire de la compétition. Mais Brahim Diaz l’a fait en une seule édition. À un but seulement d’Ahmed Faras, auteur de six réalisations lors de la CAN 1976, il pourrait bientôt entrer dans la légende du football marocain. Chaque match a confirmé son rôle central. Contre les Comores, il a ouvert le score et lancé le tournoi pour le Maroc. Face au Mali, il a transformé un penalty et assuré le nul (1-1). Puis la Zambie : un doublé (0-3) qui a scellé la phase de poules. Contre la Tanzanie, il a marqué l’unique but du match en huitièmes de finale (1-0). Et en quart de finale, c’est encore lui qui a libéré son équipe contre le Cameroun, permettant au Maroc de s’imposer 2-0 au stade Prince Moulay-Abdellah.
Sa régularité et son sang-froid font de lui un joueur rare. Dans chacune de ses apparitions, il a trouvé le chemin des filets. Son style combine précision, rapidité et capacité à s’imposer dans les moments décisifs. Chaque réalisation augmente sa confiance et celle de ses coéquipiers. Cette CAN est également une revanche pour Diaz. À Madrid, il joue peu et marque rarement. Il peine à s’imposer parmi les stars du Real, avec un seul but inscrit cette saison en Ligue des champions contre le Kairat Almaty (1-0). La compétition africaine lui offre un espace pour briller pleinement. L’absence d’Achraf Hakimi en phase de poules a laissé un vide que Diaz a su combler avec efficacité, attirant toute l’attention sur son jeu. Le sélectionneur Walid Regragui souligne son importance : “Brahim est dans le quota des joueurs qui peuvent te faire gagner la CAN.” Ses performances permettent au Maroc de viser le sommet.
Avec un but de plus, Diaz égalera le record absolu dans une seule édition détenu par le Congolais Ndaye Mulamba (9 buts en 1974). Le défi est encore grand, mais chaque match rapproche le joueur de son objectif. Au-delà des buts, Diaz inspire ses coéquipiers et les supporters. Son impact dépasse le terrain. Il transforme chaque occasion en action décisive et guide le Maroc dans un parcours presque parfait. La compétition à domicile prend une autre dimension grâce à lui. La CAN 2025 pourrait être son tournoi. Brahim Diaz impose son rythme, marque son territoire et pourrait s’offrir seul la couronne de meilleur buteur. Les prochains matches décideront s’il se contentera d’égaler les légendes ou s’il entrera dans l’histoire comme l’homme qui a porté le Maroc sur le toit de l’Afrique.


