Les qualifications africaines pour la Coupe du Monde 2026, prévue aux États-Unis, au Mexique et au Canada, entrent dans leur phase la plus critique. Si le Maroc et la Tunisie ont déjà assuré leur billet, les 08 autres groupes continuent de livrer un combat serré. Dans ce contexte, la course aux quatre meilleures équipes classées 2e se transforme en véritable théâtre de suspense, où le moindre point peut changer le destin d’une nation. Le Groupe F illustre parfaitement cette tension. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a été tenue en échec par le Gabon sur un score nul de 0-0. Les Éléphants conservent ainsi la première place avec 20 points tandis que les Panthères, portées par Pierre-Emerick Aubameyang, restent juste derrière avec 10 points et une différence de buts positive de 10.
Pour le Gabon, ce match nul est à la fois une confirmation et un avertissement, il faudra impérativement saisir toutes les opportunités restantes pour envisager une qualification directe, sinon le chemin des barrages devient incontournable. Dans le Groupe I, Madagascar affiche une progression spectaculaire. Les Barea ont remporté leurs deux rencontres de la trêve internationale de septembre, battant successivement la Centrafrique 2-0 puis le Tchad 3-1. Ces victoires leur permettent de totaliser 16 points et une différence de buts de +7, confirmant leur statut de deuxième du groupe derrière le Ghana, leader avec 19 points. Les Malgaches figurent également au classement particulier des meilleurs deuxièmes sur l’ensemble des groupes africains, ce qui leur offre un avantage stratégique dans la course aux barrages.
La RDC, dans le Groupe B, occupe elle aussi la deuxième place avec 16 points et une différence de buts de +7 après sa défaite à domicile contre le Sénégal, 3-2, malgré avoir mené 2-0 à la mi-temps. Cette défaite n’a pas suffi à écarter les Léopards de la course aux barrages, mais elle souligne la fragilité des prétendants à la qualification. Le Burkina Faso ferme le top 4 provisoire des meilleurs deuxièmes avec 15 points et une différence de buts de +12. Les Étalons ont su tenir tête à l’Égypte lors d’un match nul convaincant, 0-0, à Ouagadougou. Bien que devancés par les Pharaons, leaders avec 20 points et 14 de différence de buts, les Burkinabés gardent toutes leurs chances d’accéder aux barrages. Chaque match des deux dernières journées sera crucial pour eux, et l’optimisation de chaque point gagné sera déterminante.
La pression est intense
Le Cameroun occupe la 5eme place avec 15 points et une différence de buts +10. Les Lions Indomptables ont été surpris par le Cap-Vert 1-0 à Praia, compromettant ainsi leur possibilité de qualification directe. La Namibie et l’Ouganda suivent avec 15 points et une différence de buts de +8, tandis que le Bénin compte 14 points et une différence de buts de +4. Ces sélections restent en embuscade et peuvent encore espérer intégrer le carré des barragistes si les résultats des derniers matchs leur sont favorables. Certaines nations connaissent des désillusions. Le Nigéria, pourtant historique dans les phases finales de Mondial, a été tenu en échec par l’Afrique du Sud, 1-1 à Bloemfontein. Avec 6 points de retard sur le leader de leur groupe et seulement deux matchs restants, les Super Eagles voient leurs chances de qualification directe fortement compromises.
Le Sénégal, mené 2-0 face à la RDC à Kinshasa, a renversé la situation pour l’emporter 3-2 et s’emparer de la première place de son groupe. Dans le Groupe D, le Cap-Vert s’est imposé face au Cameroun 1-0, creusant l’écart avec son adversaire direct et se rapprochant d’une qualification historique. Les Requins Bleus s’offrent ainsi un grand pas vers le rêve d’une première participation à la Coupe du monde. Le Maroc continue d’assumer son rang de favori. Après avoir validé sa qualification, les Lions de l’Atlas ont battu la Zambie 2-0 et confirment leur domination dans le groupe, tout en consolidant leur confiance avant la prochaine Coupe d’Afrique des Nations que le pays organisera.
La Tunisie, déjà qualifiée également, a survolé son groupe avec 22 points, devançant largement la Namibie, qui totalise 15 points. Les deux dernières journées d’octobre s’annoncent décisives. Chaque point acquis pourra être décisif pour rejoindre le carré final des meilleurs deuxièmes. Les calculs de différence de buts, les confrontations directes et le suivi des résultats dans les autres groupes rendront la phase finale des éliminatoires africaines intense et palpitante.
La lutte finale pour les barrages
Dans cette course aux barrages, Madagascar, la RDC, le Burkina Faso et le Gabon sont pour l’instant bien placés, mais derrière eux, le Cameroun, la Namibie, l’Ouganda et le Bénin peuvent encore bousculer la hiérarchie. Les règles de qualification de la FIFA pour l’Afrique sont claires : les 9 premiers de chaque groupe sont directement qualifiés. Les quatre meilleures équipes classées deuxièmes disputeront ensuite un mini-tournoi de barrages sur un match chacune pour déterminer le représentant africain qui participera au tournoi intercontinental. Dans ce tournoi mondial, 6 équipes issues de différentes confédérations s’affronteront pour les deux derniers billets pour le Mondial 2026.
Cette phase de barrages s’annonce intense. Les nations africaines devront se préparer à un affrontement où la moindre erreur pourrait coûter cher. Les deux dernières journées seront l’occasion de renverser des situations, de créer des surprises et de confirmer la supériorité de certains favoris. Si le Maroc et la Tunisie peuvent désormais se concentrer sur la prochaine CAN, les autres nations africaines doivent miser sur la concentration, la discipline et la gestion du stress pour espérer rejoindre le tour final et continuer le rêve mondialiste.


