Ils ont marqué des buts décisifs, soulevé des trophées ou incarné un renouveau espéré pour les Lions indomptables. Aujourd’hui, ils sont sans club.
Un gardien emblématique sans port d’attache
Figure marquante du sacre camerounais à la CAN 2017, Fabrice Ondoa est sans club depuis son départ de Riga FS en Lettonie. Champion, vainqueur de la coupe et de la Supercoupe nationale, il quitte le club après deux saisons pleines, mais sans réelle exposition médiatique. À 29 ans, l’ancien pensionnaire de la Masia du FC Barcelone, valorisé à 375 000 euros, reste un profil connu, mais peine à convaincre sur un marché exigeant pour les gardiens.
Une défense en panne de continuité
En charnière centrale, Jérôme Onguéné illustre les dérives d’un parcours interrompu. Signé par l’Eintracht Francfort en 2022, il n’a jamais trouvé sa place en Bundesliga. Après deux prêts sans succès à Salzbourg puis au Servette, son contrat est rompu à l’amiable en janvier 2025. À 26 ans, il se retrouve sans club, avec un déficit de rythme et de confiance.
Son coéquipier potentiel dans l’axe, Oumar Gonzalez, a connu plus de constance en Arabie saoudite avec Al Raed. Titulaire régulier pendant deux saisons, le défenseur central de 27 ans a disputé plus de 60 matchs. Mais la relégation du club, combinée à la fin de son contrat, le place sur le marché. Courtisé en Arabie saoudite (Al Taawon, Al Okhdood), il attend également des opportunités en Europe, notamment du côté du Rayo Vallecano. Estimé à 1,5 million d’euros, il conserve une bonne cote.
Sur les côtés, le nom d’Allan Nyom revient souvent, bien que le joueur semble se diriger vers la fin de sa carrière. Sans club depuis plusieurs mois, l’ancien joueur de Getafe et West Bromwich a peu de chances de rebondir au haut niveau.
Un entrejeu effacé des radars
Au milieu de terrain, Wilfrid Kaptoum peine à retrouver une dynamique depuis plusieurs saisons. Dernier passage en date : le Panserraikos (Grèce), où il n’a disputé que 9 matchs avant une séparation anticipée. Âgé de 28 ans, l’ancien espoir du FC Barcelone cherche une relance après des expériences peu concluantes. Évalué à 350 000 euros sur le marché, Kaptoum peine à retrouver une dynamique après plusieurs expériences peu concluantes en Europe de l’Est et en Espagne.
Même constat pour Jeando Fuchs. Après une saison pleine en Israël avec Bnei Sakhnin (28 matchs), il n’est pas prolongé. À 26 ans, son profil reste attractif, mais l’instabilité pèse sur sa trajectoire. James Léa-Siliki, de son côté, a enchaîné deux expériences infructueuses, en Turquie puis en Roumanie, sans retrouver son niveau aperçu à Rennes. Son dernier passage au FC Buzău s’est soldé par une résiliation rapide après seulement quatre matchs.
Des attaquants entre expérience et incertitudes
En attaque, plusieurs figures notoires sont également concernées. Karl Toko Ekambi, sans club depuis son départ d’Al-Ettifaq, sort d’une saison difficile : un but, 02 passes décisives en 24 matchs. À 32 ans, il n’a pas su s’imposer en Saudi Pro League, et peine à relancer sa carrière.
Même situation pour Vincent Aboubakar. Libéré par Hatayspor après une relégation, le capitaine emblématique des Lions indomptables reste l’un des noms les plus connus du football camerounais. Mais à 33 ans, malgré 08 buts inscrits cette saison, il reste sans club et sans perspective immédiate.
Clinton Njie complète ce trio d’expérimentés en quête de rebond. Après une saison difficile au Rapid Bucarest. 10 matchs, 01 but, son contrat est résilié en juin. Blessé à plusieurs reprises, il peine à retrouver son niveau d’antan.
Stéphane Bahoken, enfin, voit sa situation encore plus fragilisée. Une rupture du tendon d’Achille met fin à sa saison dès la 31e journée du championnat turc. Avec cinq buts en 21 matchs pour Kayserispor, il restait un joueur important avant sa blessure. Son contrat expiré, il se retrouve libre, tout en devant entamer une longue convalescence.
Ces situations individuelles, mises bout à bout, dessinent une tendance d’une génération de joueurs camerounais qui, après avoir porté les espoirs du football national, peine à maintenir son cap à l’approche ou au cœur de la trentaine. Qu’il s’agisse de blessures, de choix de carrière discutables ou d’un manque d’adaptation aux exigences du haut niveau, les trajectoires s’essoufflent. Entre relance possible et fin de parcours annoncée, ces joueurs incarnent, chacun à leur manière, un mercato d’été plein d’incertitudes.


