L’histoire s’achève par un accord à l’amiable, alors que son bail courait encore jusqu’en juin 2027. Cette résiliation lui permet désormais de s’engager librement, sans contrainte liée à la fermeture des mercatos européens. Depuis plusieurs mois, Lazare Amani ne faisait plus partie du groupe professionnel. Malgré le départ de Charles Vanhoutte vers Nice et la blessure de Kamiel Van de Perre, il n’avait pas retrouvé de place dans l’effectif. Absent des entraînements collectifs depuis la reprise, son avenir semblait scellé.
« On a discuté du sportif quand il est revenu du Standard », avait expliqué le CEO Philippe Bormans. « On a décidé qu’on ne voyait pas directement une place pour lui. Mais je pense qu’on trouvera une issue d’ici la fin du mercato ». Cette issue est finalement intervenue hors délai, mais de manière favorable pour le joueur.
Arrivé en 2021 en provenance de Charleroi, d’abord en prêt puis transféré définitivement, Lazare Amani a disputé 145 matchs et inscrit 10 buts sous le maillot saint-gillois. Il avait brillé lors de la saison 2022-2023 sous la direction de Karel Geraerts, notamment en Coupe d’Europe, où sa capacité à casser les lignes aux côtés de Teddy Teuma et Casper Nielsen avait été remarquée. Mais son retour de la CAN 2024, remportée avec les Éléphants, a marqué un tournant. Moins utilisé, parfois même écarté du groupe, il avait fini par être prêté au Standard de Liège lors de la deuxième partie de saison dernière. Avec le club liégeois, il avait participé à 18 rencontres pour deux buts.
Cet été, plusieurs pistes s’étaient ouvertes, notamment du côté du FC Baniyas aux Émirats arabes unis. Mais aucune n’avait abouti avant la rupture définitive de son contrat. Désormais libre, Lazare Amani peut s’engager sans attendre avec le club de son choix. « On va essayer de trouver une solution rapidement pour son propre bien », confie son entourage. Lazare Amani quitte l’Union avec un bilan mitigé, entre des éclats qui avaient séduit les supporters et une lente mise à l’écart qui a terni son passage. À 27 ans, il reste cependant un joueur expérimenté, avec un profil box-to-box capable de dynamiser un milieu de terrain.
Sa liberté contractuelle pourrait séduire des clubs européens ou extra-européens en quête d’expérience et de polyvalence. Pour l’Ivoirien, la page de l’Union Saint-Gilloise est tournée. La prochaine destination reste à écrire, mais elle marquera un nouveau tournant dans une carrière qui avait connu son apogée avec le sacre continental de 2024.


