À l’issue de son enquête, le CNG a décidé de sanctionner les deux protagonistes. La sanction la plus sévère est tombée sur Ama Baldé, qui écope d’une suspension jusqu’à comparution et voit son reliquat confisqué. Une décision qui met un sérieux coup d’arrêt à ses ambitions, son avenir dans l’arène dépendant désormais de sa convocation par l’instance dirigeante. Cette suspension pourrait également compromettre son prochain combat, alors que ses supporters espéraient un retour en force du lutteur de Pikine.
De son côté, Franc, bien que présent lors de l’audience pour répondre aux questions du CNG, n’échappe pas à des sanctions. Toutefois, son cas semble moins sévère que celui d’Ama Baldé, notamment parce qu’il a respecté la convocation officielle. Fait marquant de cette audience, Ama Baldé ne s’est pas présenté devant la commission disciplinaire.
À sa place, c’est son manager, Abdou Bakhoum, qui s’est déplacé pour tenter d’obtenir des éclaircissements et récupérer le reliquat de son lutteur. Cette absence pourrait être interprétée comme une forme de défiance envers l’instance dirigeante ou une tentative d’éviter une confrontation directe après les événements houleux de la 2STV.
Une affaire qui secoue l’arène sénégalaise
Cette affaire intervient dans un contexte où la lutte sénégalaise est déjà marquée par de nombreuses tensions, notamment autour des règlements et de la discipline imposés par le CNG. La décision prise contre Ama Baldé risque d’avoir des répercussions sur la suite de sa carrière, et de nombreux observateurs s’interrogent sur la sévérité de la sanction.
Les prochains jours seront décisifs pour savoir si Ama Baldé compte faire appel ou si le CNG maintiendra sa position. Quoi qu’il en soit, cet épisode rappelle à quel point les face-à-face peuvent rapidement dégénérer, et que les lutteurs ont tout intérêt à maîtriser leurs nerfs pour éviter de lourdes conséquences.


