Sports-team.net : Karim Yameogo, comment avez-vous vécu l’accueil au Cameroun depuis votre arrivée pour participer au 23e Grand prix cycliste international Chantal Biya ?
Karim Yameogo : Nous avons vécu un accueil chaleureux de la part des Camerounais comme ça a toujours été le cas d’ailleurs. Je pense que je suis à ma énième participation au Grand prix cycliste international Chantal Biya, sans compter le tour du Cameroun que j’ai fait par le passé, j’ai trouvé l’accueil de cette 23 édition très convivial et chaleureux.
- Sports-team.net : Karim Yameogo, comment avez-vous vécu l’accueil au Cameroun depuis votre arrivée pour participer au 23e Grand prix cycliste international Chantal Biya ?
- Sports-team.net : Comment avez-vous trouvé l’organisation de cette 23e édition du Grand prix cycliste international Chantal Biya ?
- Sports-team.net : Quelles sont les villes impactées par ce phénomène de coupures répétées d’électricité, pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
- Sports-team.net : Outre l’organisation, si nous revenons sur la compétition proprement dite où nous n’avons pas vu les coureurs burkinabè s’illustrer de façon particulière tout au long de ce Grand prix. Qu’est-ce qui a posé problème pour vos athlètes ?
- Sports-team.net : Comment expliquez-vous le fait que vos coureurs ne soient pas sur le podium à la fin de chaque étape ou n’aient pas pu arborer le maillot jaune dans cette compétition alors que tout chef de délégation vise une victoire avant tout ?
- Sports-team.net : Quelle différence faites-vous entre le Tour du Faso que vous connaissez bien, le Grand Prix cycliste international Chantal Biya et le Tour du Cameroun, quelle est la particularité de ces trois compétitions ?
- Sports-team.net : Vous êtes à votre quantième participation au Grand Prix cycliste international Chantal Biya ?
- Sports-team.net : Maintenant que le rideau est tombé sur la 23e édition du Grand Prix cycliste international Chantal Biya, quels souvenirs gardez-vous de la compétition en général et du Cameroun en particulier ?
Sports-team.net : Comment avez-vous trouvé l’organisation de cette 23e édition du Grand prix cycliste international Chantal Biya ?
Karim Yameogo : Parlant d’organisation, je dirai qu’elle a été passable pourquoi, c’est à cause de la pluralité des commissions. Dans certaines commissions comme celles de la logistique et la restauration, j’ai trouvé que l’organisation était parfaite ou presque de ce côté-là. En dehors de la logistique et aussi de la restauration ; d’autres commissions par contre comme celle de l’hébergement n’a vraiment pas répondu à mes attentes.
Il est souvent important de le souligner, il y a des équipes qui sont bien logées. Mais des difficultés, on en rencontre partout, notamment dans plusieurs tours cyclistes, pas seulement au Cameroun.
Pour ce qui est de ce Grand Prix cycliste international Chantal Biya, nous avons noté que toutes les villes à travers lesquelles se couraient le tour n’ont pas les mêmes capacités en termes d’infrastructures hôtelières pour héberger les cyclistes et leurs équipes.
La commission hébergement était obligée de loger par trois les équipes dans un même hôtel afin de permettre à tout le monde d’avoir de la place. Outre même le problème de place, nous avons connu des problèmes d’eau et d’électricité pendant des heures dans ces hôtels, même si les organisateurs ont voulu nous faire comprendre qu’il s’agissait là d’un délestage général de toute la ville.
Je me dis aussi que les organisateurs peuvent remédier à ce genre de situation lors des prochaines échéances en veillant à ce que ces hôtels soient équipés de groupes électrogènes capables de prendre le relais et assurer la fourniture d’énergie pendant les 24 ou 48 heures qui suivent la compétition.
Sports-team.net : Quelles sont les villes impactées par ce phénomène de coupures répétées d’électricité, pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
Karim Yameogo : Je rappelle juste qu’il y a des villes où nous avons été bien logés. J’éviterai de ce fait de citer ici les noms des villes où nous avons rencontré des difficultés en termes d’hébergement etc.
En effet, nous avons soumis nos doléances à qui de droit, et seuls les responsables en charge de ces commissions-là connaissent exactement les différentes villes ou les endroits impactés, car cela ne relève pas de notre ressort à critiquer à tort ou à raison le travail des autres, étant donné que la 23e édition du Grand prix est achevée.
Mais je suis certain d’une chose, celle de savoir que nos doléances ont été soumises et nous espérons que des mesures seront prises pour pallier ces problèmes à la prochaine édition du Grand Prix cycliste international Chantal Biya.
Sports-team.net : Outre l’organisation, si nous revenons sur la compétition proprement dite où nous n’avons pas vu les coureurs burkinabè s’illustrer de façon particulière tout au long de ce Grand prix. Qu’est-ce qui a posé problème pour vos athlètes ?
Karim Yameogo : S’il est vrai que les coureurs Burkinabè n’ont pas remporté d’étape à cette 23e édition du Grand prix cycliste international Chantal Biya ou encore était loin du podium à chaque arrivée, il faut quand même noter qu’ils étaient présents dans le peloton.
Nous avons par exemple Paul Daumont qui a eu à faire trois attaques à quinze kilomètres à l’étape Sangmélima-Meyomessala. Même dans les précédentes étapes depuis le 03 octobre date de lancement du Grand prix cycliste à Kribi, il a participé à la compétition.
Je pense que jusqu’à la fin de la compétition, Paul Daumont était quand même dans le top 20 au chrono. C’est aussi vrai que je n’ai pas une équipe homogène avec des athlètes qui ont les mêmes performances que Paul, mais je dirai que les autres coureurs burkinabè ont eux aussi manifesté dans des échappées où ils se sont montrés percutants. On dira donc que le Burkina Faso était présent tout au long de la 23e édition du tour.
Sports-team.net : Comment expliquez-vous le fait que vos coureurs ne soient pas sur le podium à la fin de chaque étape ou n’aient pas pu arborer le maillot jaune dans cette compétition alors que tout chef de délégation vise une victoire avant tout ?
Karim Yameogo : En réalité, toute personne participant à une compétition vise d’abord la victoire. Maintenant sur le terrain, nous avons trouvé des grandes équipes très engagées dans la compétition et c’est à partir de la deuxième étape de la compétition qu’on commence à connaître le niveau de chacune des équipes qui y participent.
Malgré la combativité des adversaires, j’ai compris que mes coureurs n’étaient pas faibles et arrivaient à suivre le rythme de la course et du Peloton. Ils n’ont pas accumulé de retard, sauf quelques-uns qui ont crevé et chuté pendant la course. Sinon dans l’ensemble, je pense qu’il faut avoir un maillot pour monter sur le podium.
C’est bien vrai qu’on n’a pas gagné d’étape. Mais pour ce qui est des grimpeurs, le Burkina Faso a un relief relativement plat, donc il y a un changement brusque de relief, ce qui nécessite de l’adaptation au cours des étapes pour nos coureurs. Par contre, il y a des équipes dans la compétition qui ont des reliefs montagneux et plus même que celui du Cameroun.
L’Algérie et le Rwanda par exemple que je connais bien ont des reliefs très montagneux c’est pour cela que si vous avez remarqué tout au long de cette compétition, ces équipes affichaient les meilleures performances dans les grimpées.
L’équipe est composée de jeunes et des anciens. Nous avons mis deux jeunes dans l’équipe, question de les former pour les prochaines compétitions et assurer la relève avec le temps.
Sports-team.net : Quelle différence faites-vous entre le Tour du Faso que vous connaissez bien, le Grand Prix cycliste international Chantal Biya et le Tour du Cameroun, quelle est la particularité de ces trois compétitions ?
Karim Yameogo : Il n’y a pas de différence particulière entre ces compétitions. Ce sont des tours historiques au même titre que le Tour du Bénin. Je pense que le Grand Prix cycliste international Chantal Biya est soumis aux mêmes normes internationales comme le tour du Faso ou aussi celui du Cameroun.
Il y a de cela quelques années que je n’ai pas participé au Prix Chantal Biya puisqu’à ma dernière participation, les voies du parcours du tour n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. Elles ont été refaites et c’est l’un des côtés positifs de la remarque que je puisse faire. Il en est de même pour la partie technique, où j’ai constaté que les heures de courses sont respectées et ça facilite la compétition.
Nous n’avons jamais connu de retard, notamment sur les heures de départ, de transport et autres. Tout cela je pense est à féliciter.
Sports-team.net : Vous êtes à votre quantième participation au Grand Prix cycliste international Chantal Biya ?
Karim Yameogo : Je suis à ma deuxième participation au Grand Prix cycliste international Chantal Biya, dix ans après ma première participation qui date de 2013. Mais avant cela, j’avais participé à trois reprises au Tour du Cameroun dans les années 2010, 2011 et 2012.
Il faut noter quand même que l’équipe cycliste du Burkina Faso a toujours participé au Grand Prix Chantal Biya lors de ces dix dernières années, même si moi personnellement, ne faisait pas partie de cette génération-là. Ce n’est qu’ici en 2023, que je suis revenu prendre part à la 23e édition de cette compétition pour la deuxième fois.
Sports-team.net : Maintenant que le rideau est tombé sur la 23e édition du Grand Prix cycliste international Chantal Biya, quels souvenirs gardez-vous de la compétition en général et du Cameroun en particulier ?
Karim Yameogo : C’est un sentiment de satisfaction général qui m’amine, ensuite je suis satisfait que mon équipe le Burkina Faso ait répondu présent à l’invitation du Cameroun pour prendre part à cette grande compétition internationale qui nous a permis de gagner en expérience.
Une expérience qui va nous donner l’occasion de mieux nous préparer pour les prochaines échéances du Grand Prix cycliste international Chantal Biya, surtout pour ces jeunes coureurs que nous avons amenés et qui sont à leur première expérience dans une compétition d’une telle envergure.
Entrevue menée par JOSEPH ETOUNDI ONANA


