Après plusieurs années d’efforts, le Gabon retrouve la phase de groupes de la CAN 2025 face à un adversaire historique comme le Cameroun. Quel est votre sentiment général ?
Le sentiment général est la satisfaction d’être revenu au niveau minimum requis des phases finales d’une CAN. Concernant le Cameroun qui est une nation sœur, on est confiant d’autant que nos résultats face à eux ont été plutôt bon sur les deux dernières fois que nous nous sommes croisés en CAN.
Quelles sont, selon vous, les forces et faiblesses de l’équipe gabonaise face au Cameroun, qui reste un des favoris du tournoi ?
La faiblesse principale du Gabon pour moi serait plus la consistance physique. Le coach l’a même dit lors de la conférence, les camerounais sont plus costauds et plus résistants à l’effort que les gabonais.
La préparation gabonaise a-t-elle été suffisante pour affronter la pression et l’enjeu d’une rencontre de ce calibre, à Agadir ?
Oui c’est une bonne préparation en général, même si pour des soucis logistiques nous avons dû sursoir un match de préparation.
Sur le plan tactique, quelle stratégie conseillez-vous à l’entraîneur gabonais pour contenir le jeu camerounais tout en restant dangereux à la contre-attaque ?
Je pense que cette équipe camerounaise elle-même manque de certitudes au vue des absences de cadres habitués à la CAN. Donc si le Gabon arrive à avoir le contrôle du ballon en les faisant courir derrière ça peut passer.
Le contexte du match, disputé à Agadir au Maroc, peut-il influencer la performance des deux équipes ? Quelles sont les conditions à prendre en compte ?
Le Maroc réussi souvent bien au Gabon. C’est d’ailleurs dans ce pays frère que nous avons remporté notre plus grand trophée continental avec les U23 en CHAN 2011. Ce qui nous avait d’ailleurs ouvert les portes des JO 2012. Mais sur le plan climatique aucune des deux équipes ne devrait être avantagée vu que nous connaissons pratiquement les mêmes saisons tant nos deux pays sont collés.
Comment jugez-vous l’évolution du football gabonais depuis la dernière CAN ? Ce match est-il un tournant pour la reconstruction de l’équipe nationale ?
Le football gabonais dans son ensemble n’a malheureusement pas beaucoup évolué. Le championnat connaît toujours des atermoiements. Il n’a même toujours pas redémarré au moment de cet interview. Mais l’équipe nationale elle se porte un peu mieux avec ces résultats ascendants. Les panthères sont même allées en barrages de mondial pour la première fois de leur histoire. Donc une évolution à deux vitesses je dirais.
Quel message souhaitez-vous passer aux supporters gabonais qui seront derrière leur équipe ce soir ?
Il faut pousser l’équipe de la première à la dernière minute et croire que c’est possible. C’est le Lion Indomptable en Face mais nous sommes des panthères et nous pouvons vaincre ce Lion
Enfin, dans la perspective de la suite du tournoi, quelles sont les ambitions réalistes pour le Gabon après ce match d’ouverture ?
La principale ambition du Gabon est d’enfin dépasser le cadre des 1/4 de finale et arriver dans le dernier carré. De toute notre histoire nous ne l’avons jamais fait. Donc oui c’est l’objectif.


