Le Cameroun se présente à ce rendez-vous international avec l’ambition de marquer sa présence et de glaner des médailles. La participation nationale s’inscrit dans une stratégie de valorisation du sport camerounais à l’échelle mondiale, tout en renforçant les liens culturels et spirituels entre les nations. Le pays des Lions indomptables sera représenté par 51 athlètes engagés dans dix disciplines, notamment l’athlétisme, le judo, le karaté, la lutte, le jujitsu, l’haltérophilie, l’escrime, le para-athlétisme et le tennis de table. Un effectif encadré par une équipe technique expérimentée, déterminée à permettre aux athlètes camerounais de s’illustrer sur la scène saoudienne. Parmi les disciplines phares, l’athlétisme attire toutes les attentions.
La Cameroon Athletics Team, composée de douze athlètes (six dames et six messieurs), incarne les meilleures chances de podium. Dans le groupe féminin, on retrouve notamment Hervège Kollé Etamé (100 m / 200 m), Linda Angounou (400 m haies), Adèle Mafogang (heptathlon), Véronique Kossenda et Anne-Suzanne Fosther (triple saut), ainsi que Nora Atim Monie (lancer du disque). Chez les hommes, le sprinteur Emmanuel Esseme, véritable locomotive de l’équipe, sera accompagné d’Emmanuel Claude Itoungue, Raphaël Nganguelé, Evariste Nana, Derrick Gama et Lucien Wangba. Le relais 4×100 m, chapeauté par Esseme et Nana, est perçu comme l’une des plus solides formations africaines engagées dans la compétition.
Le judo camerounais sera également au rendez-vous à Riyad, avec une délégation resserrée mais ambitieuse. Six judokas défendront les couleurs nationales, dont quatre femmes et deux hommes : Vladimir Ngueya (-90 kg), Franck Tahman Zan (-100 kg), Marie Céline Baba Matia (-52 kg), Zita Ornella Biami (-70 kg), Georgika Djengue Moune (-78 kg) et Richelle Soppi Mbella (+78 kg). Encadrés par les entraîneurs Donna Ngo Batang et Philippe Roger Amayene, les athlètes se sont préparés intensivement au Centre national du judo de Yaoundé. L’objectif affiché est de faire mieux que lors de la précédente édition et ramener au pays des distinctions.
Une vitrine sportive et diplomatique
Les Jeux de la Solidarité islamique, créés en 1985 et institués pour la première fois en 2005, constituent aujourd’hui un rendez-vous sportif majeur du monde musulman. Tous les quatre ans, la compétition met en avant la diversité culturelle et la fraternité entre nations. Cette édition 2025 se distingue par l’introduction de nouvelles disciplines, dont les sports électroniques (e-sport) et les courses de chameaux, une première dans l’histoire de l’événement. Pour le Cameroun, cette participation ne se limite pas à la quête de médailles. Elle traduit aussi une volonté politique d’affirmer la place du pays au sein de la communauté islamique mondiale et de promouvoir ses valeurs de solidarité et d’excellence. Le ministère des Sports et de l’Éducation physique, en étroite collaboration avec le Comité national olympique, a mis en place un dispositif logistique et technique complet pour encadrer la délégation.
Le Cameroun aborde les Jeux islamiques de Riyad avec optimisme et détermination. Ses athlètes les plus expérimentés, à l’image d’Emmanuel Esseme, Linda Angounou ou encore Nora Monie, portent l’espoir de toute une nation. Forts de leur expérience internationale, ces ambassadeurs du sport camerounais visent à transformer leurs performances en médailles et à offrir au pays des motifs de fierté. Dans un contexte où la concurrence s’annonce relevée, le Cameroun mise sur la rigueur, la discipline et l’esprit d’équipe pour se distinguer. Du judo à l’athlétisme, en passant par le karaté et le para-athlétisme, la délégation nationale entend confirmer que le sport camerounais reste une valeur sûre du continent africain.


