Mohamed Salah traverse l’une des périodes les plus tendues de sa carrière à Liverpool. Irrité par les critiques croissantes et son nouveau statut de remplaçant, l’Égyptien estime devenir le bouc-émissaire d’une équipe en perte de vitesse. À l’approche de la CAN, son malaise n’est plus dissimulé et l’hypothèse d’un départ apparaît désormais très crédible.
Depuis l’arrivée d’Arne Slot, le club a modifié son identité de jeu et ses choix de titularisation. Salah, longtemps intouchable, a enchaîné plusieurs matchs sur le banc. Sa baisse d’efficacité offensive n’a pas suffi à masquer l’impression que Liverpool prépare déjà l’après-Salah. Chaque déclaration du Pharaon témoigne d’une blessure d’orgueil et d’une fracture sportive : après des années à porter les Reds, il a le sentiment que la confiance n’est plus réciproque.
À 33 ans, avec un salaire conséquent et une valeur marchande encore élevée, Liverpool pourrait juger le moment opportun pour une transition. L’Arabie saoudite et plusieurs clubs européens suivent de près la situation, tandis que la direction entretient volontairement le flou autour de son avenir.
Le dossier pourrait s’accélérer avant ou juste après la CAN. Salah s’apprête à défendre les couleurs de l’Égypte, peut-être pour la dernière fois en tant que joueur de Liverpool. Une performance réussie lors de la compétition ne ferait qu’amplifier la pression autour d’un possible transfert.
Aujourd’hui, la rupture semble presque actée. Ce qui aurait pu être une fin de parcours en apothéose risque de se transformer en séparation froide entre une légende du club et une direction engagée vers un nouveau cycle.


