Le Kenya a confirmé son statut de puissance mondiale de l’athlétisme lors des World Athletics Awards 2025, en remportant quatre distinctions majeures. Parmi elles, le prestigieux titre d’athlète masculin de l’année sur 800 mètres, décerné à Emmanuel Wanyonyi.
Champion du monde et vainqueur de la Diamond League, il devient le premier Kenyan à recevoir cette distinction depuis David Rudisha en 2010. En 2025, Wanyonyi a signé quatre des six meilleures performances mondiales, dont la meilleure marque de la saison en 1’41’’44 à Monaco, devançant des stars comme Noah Lyles, Rai Benjamin ou Jimmy Gressier.
Sabastian Sawe, le successeur des légendes
L’excellence en course d’endurance a été reconnue dans la catégorie Athlète masculin hors stade de l’année, décernée à Sabastian Sawe. Né le 16 mars 1995 au Kenya, Sawe a réalisé un parcours sans faute lors de sa campagne de marathon en 2025. Les plus grandes, ses victoires jumelles dans deux des courses les plus prestigieuses au monde : les marathons de Londres et de Berlin. A Berlin, Sabastian Sawe a franchi la ligne d’arrivée en 2 h 02 min 16 s. Un chrono qui confirme son statut de successeur des légendes du marathon comme Eliud Kipchoge. « C’est probablement l’expérience la plus spéciale que j’ai jamais vécue, car j’ai obtenu de bons résultats par rapport à tout le monde. J’ai donc choisi de recevoir celle-ci ce soir, ce qui a été une grande chance pour moi également », a déclaré Sabastian Sawe, dans les colonnes du journal l’Equipe.
Sawe a fait ses premiers pas sur la scène internationale lors des championnats du monde de cross-country 2023 à Bathurst. Son armoire à trophées comporte deux titres mondiaux par équipes en cross-country (2023 et 2024).
Serem, la promesse du 3000 mètres steeple
L’avenir de l’athlétisme kényan a été reconnu par le prix de l’étoile montante masculine. A 17 ans, Edmund Serem a été nommé révélation masculine après sa médaille de bronze mondiale sur 3000 m steeple. La pépite kényane a fini à la troisième place (médaille de bronze) aux championnats du monde à Tokyo et à la deuxième place (médaille d’argent) à la Diamond League.
Serem est précoce dans une discipline où le Kenya a historiquement dominé les Jeux olympiques. Ses performances le placent en pole position pour perpétuer la domination de son pays. Une récompense qui confirme l’émergence d’une nouvelle génération d’athlètes kényans.
Ruth Jepchumba Bundotich, la championne derrière les starting-blocks
Enfin, les distinctions ont dépassé les pistes avec le prix de la femme de l’année, remis à Ruth Jepchumba Bundotich. Entraîneuse et dirigeante engagée, elle œuvre pour la formation complète des jeunes athlètes féminines et a contribué à révéler des talents comme Agnès Ngetich, recordwoman du monde du 10 km en 2024.
Ces récompenses témoignent d’une politique d’encadrement rigoureuse et d’un vivier exceptionnel de talents, confirmant une fois de plus la domination kényane sur l’athlétisme mondial.


