Elle est devenue l’une des attractions des jeunes joueurs binationaux. Depuis son parcours mémorable à la Coupe du monde Qatar 2022, l’équipe nationale de football du Maroc attire de plus en plus les joueurs évoluant à l’étranger. En effet, les Lions de l’Atlas ont joué la demi-finale de la Coupe du monde 2022. Un exploit qui a offert au pays le trophée de meilleure sélection de l’année lors des CAF Awards 2023. Cette récompense a été décernée au titre de la période allant de novembre 2022 à septembre 2023.
Cette success story marocaine est à l’origine de la récente ruée des jeunes vers la « tanière ». Le dernier en date, Ibrahim Rabbaj, jeune prodige de Chelsea. Le joueur né en 2009 a choisi de jouer pour l’équipe nationale de football du Maroc au détriment de l’Angleterre. Le jeune marocain fera montre de son talent lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) des moins de 17 ans à domicile. Avec les jeunes Blues, Ibrahim Rabbaj a marqué 52 buts et réalisé 60 passes décisives en 40 matchs. Capable d’évoluer dans plusieurs positions offensives, il se positionne comme l’un des futurs grands talents du football marocain.
Le jeune espoir des Blues n’est pas le seul à avoir entendu les derniers rugissements des Lions de l’Atlas. Les exploits du Maroc lors des dernières campagnes internationales ont également tapé à l’œil de Brahim Diaz. Le milieu de terrain du Real Madrid de 24 ans a pris la décision de représenter la sélection du Maroc. Cette décision a été prise malgré les opérations de séduction menées par l’Espagne.

Brahim Diaz tombe sous le charme
Le 8 juin 2021, le madrilène a joué pour la Roja lors de la victoire (4-0) face à la Lituanie. Le choix de Brahim Diaz de jouer pour le pays de son père est une victoire pour Walid Regragui et Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine de football qui travaillent depuis longtemps à convaincre le Madrilène.
Depuis son arrivée en sélection, le joueur est l’auteur de belles performances. Après une première sortie pas très réussie sous le maillot des Lions de l’Atlas en mars 2024, le footballeur a été décisif lors des rassemblements de septembre face au Gabon et au Lesotho. Diaz a montré son efficacité en ouvrant son compteur de buts contre le Gabon (4-1) et en marquant l’unique but de la rencontre face au Lesotho (1-0).
Après une blessure qui l’a éloigné de la sélection pendant la trêve d’octobre 2024, le Lion a rugi à Franceville le 15 novembre 2024. Le Marocain a inscrit un doublé face au Gabon (5-1) avant de réaliser un triplé contre le Lesotho (7-0) à Oujda. Avec sept (7) réalisations en quatre (4) matchs, le natif de Malaga a terminé meilleur buteur de la phase de groupe des éliminatoires de la CAN Maroc 2025.
L’opération séduction de la fédération
Depuis le mondial 2022, la liste des talents aux portes de la sélection marocaine s’allonge. Début 2024, le jeune espoir de l’AS Monaco, Eliesse Ben Seghir a choisi de représenter le Maroc plutôt que l’équipe de France. Le Monégasque de 20 ans justifiait ce choix par son attachement à ses racines dans une interview au Onze Mondial.
Beaucoup disent que j’ai choisi le Maroc trop tôt, mais pour moi, il n’y a pas de timing parfait. Quand tu veux quelque chose, tu dois y aller, tu dois foncer. Et tu ne dois pas faire attention à ce qui se dit sur toi. Je voulais jouer pour le Maroc. Donc, pourquoi attendre de jouer avec l’équipe de France A alors que mon souhait est de jouer pour le Maroc ?
Déclarait-il
Plusieurs facteurs expliquent ce regain d’intérêt. Parmi eux, la politique de développement du football qui consiste à prendre contact avec les joueurs dès leur plus jeune âge. Cette approche vise à établir des liens dès le début afin de présenter un projet sur le long terme. Aussi, le Maroc assure un bon suivi des jeunes talents qu’il approche.
Un projet sportif ambitieux
De plus, le gouvernement marocain a entrepris de construire des infrastructures modernes afin de satisfaire aux exigences du sport de haut niveau. C’est le cas du Centre technique Maamora, financé par le Roi Mohammed VI, offrant des conditions optimales aux joueurs. « Au Maroc, ils ont le meilleur centre technique du monde. Largement. C’est phénoménal. Les terrains, le médical, l’hôtel, la piscine, le restaurant… c’est cinq fois mieux qu’à Clairefontaine », expliquait l’ancien sélectionneur Vahid Halilhodzic dans un entretien au magazine français So Foot.
L’infrastructure ultramoderne aux normes de la Fifa a été réalisée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) en 2019. Elle s’étend sur 29,3 hectares. La structure sert de centre de préparation pour les équipes nationales, ainsi qu’aux sélections étrangères désireuses d’effectuer leurs stages de concentration au Maroc.
Le Centre technique Maamora abrite plusieurs résidences. Il s’agit de celle de l’équipe nationale sénior (66 chambres et 4 suites), les équipes nationales U23 (3 blocs d’hébergement d’une capacité de 150 lits), U17 (45 chambres d’une capacité de 80 lits), et pour les gardiens de but (54 chambres d’une capacité globale de 98 lits), selon Dekra. L’ouvrage dispose de quatre terrains de football en gazon naturel, trois en gazon synthétique, un couvert, un terrain de football en hybride, une salle de réathlétisation pouvant accueillir des matchs de futsal, une piscine olympique en plein air, deux courts de tennis et un terrain de beach soccer.
Le complexe sportif comprend également un centre de médecine de sport et de performance de nouvelle génération répondant aux normes de la Fifa. Ces éléments ne représentent que quelques-unes des caractéristiques dont dispose le centre de préparation marocain. Grâce à ces initiatives, le Maroc a su créer une dynamique positive au sein de ses équipes nationales. Cette infrastructure est à la hauteur des ambitions du Maroc. Cette dynamique a porté ses fruits puisque la sélection marocaine se positionne désormais comme une option de choix pour de nombreux joueurs binationaux, avec des perspectives prometteuses pour l’avenir.


