Avec cinq (05) médailles, dont quatre en or et une en argent, l’équipe nationale de sambo du Cameroun termine en tête du classement des nations participantes. Seize (16) combattants camerounais ont pris part à la compétition qui a réuni neuf pays d’Afrique, dont le Niger, le Burkina Faso, le Maroc et la Guinée. Les athlètes locaux se sont distingués par leur supériorité technique et leur efficacité. Cette performance confirme la place du Cameroun comme leader sous-régional dans cette discipline de combat.
Le poids lourd Franck Ngananga s’est illustré en remportant la médaille d’or face à un adversaire burkinabè. Il fait partie des combattants dont les performances ont été saluées par le staff technique. Pour le sélectionneur national, Njimouluh Seidou, cette victoire résulte d’un travail collectif mené depuis plusieurs mois. Il considère que cette compétition servait aussi de préparation en vue des Championnats du monde prévus en novembre 2025. La Fédération camerounaise de sambo se dit satisfaite de l’organisation et du déroulement du tournoi.
Son président, François Mbassi, a salué un niveau technique relevé, ainsi que le bon déroulement des épreuves dans une enceinte respectant les standards internationaux. Il estime que ce type d’événement contribue à renforcer la crédibilité du Cameroun comme terre d’accueil de compétitions sportives continentales. Présent à Yaoundé, le président de la Confédération africaine de sambo, Azouma Youssouf, a assisté à l’ensemble des combats. Il représentait la Fédération internationale et a pris acte du bon niveau des compétiteurs ainsi que de la qualité de l’organisation locale.
Encadrement technique axé sur la cohésion
La stratégie camerounaise dans le sambo repose sur un encadrement technique axé sur la cohésion, malgré le caractère individuel de la discipline. Le staff affirme que l’objectif est d’atteindre un bon niveau de performance collective en s’appuyant sur une préparation rigoureuse. Les résultats enregistrés à Yaoundé sont considérés par la Fédération comme un indicateur encourageant à l’approche des échéances mondiales. Le Cameroun espère rééditer ces performances au niveau international lors des Championnats du monde.
Le tournoi de Yaoundé, à la fois épreuve de sélection et test logistique, permet ainsi à l’équipe nationale d’aborder la prochaine étape avec plus de visibilité et de confiance. Le tournoi Open CEEAC s’inscrit dans une dynamique de développement du sambo sur le continent africain. Il offre une plateforme de confrontation entre les meilleures sélections régionales et participe à la mise en place d’un calendrier régulier de compétitions pour les athlètes. Avec cinq médailles et un classement général dominé, le Cameroun confirme sa progression dans un sport encore jeune mais en pleine structuration dans la sous-région. Les prochains mois permettront d’évaluer la capacité de la sélection nationale à maintenir ce cap sur la scène mondiale.


