La FECAFOOT sort de son silence. Réuni autour de son Comité exécutif, l’instance dirigeante du football camerounais a publié une déclaration pour répondre aux nombreuses accusations diffusées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias étrangers. Le document, daté du 15 septembre 2026 et signé par les quatre vice-présidents de la Fédération, intervient dans la foulée de la démarche de l’ACFAC visant Samuel Eto’o et la gestion de la Fédération.
Une réaction après la démarche de l’ACFAC
Le dossier a notamment pris de l’ampleur autour des fonds associés au match amical Russie–Cameroun disputé en octobre 2023. Le 14 septembre 2026, l’ACFAC a annoncé des démarches contre Samuel Eto’o ainsi qu’une demande d’enquête sur la gestion de la FECAFOOT. L’association s’est également intéressée aux conditions financières liées à cette rencontre. Les accusations formulées dans ce dossier restent toutefois des allégations qui doivent être établies par les autorités ou instances compétentes.
Dans sa déclaration, la FECAFOOT ne reprend pas directement l’ensemble des éléments financiers au cœur de la polémique. Elle concentre sa réponse sur ce qu’elle présente comme une campagne organisée contre son président. Le Comité exécutif évoque des « insinuations », des « accusations non étayées », des informations sorties de leur contexte et des tentatives de manipulation de l’opinion.
La FECAFOOT met en avant les mécanismes de contrôle
Face aux accusations portant sur sa gouvernance, la Fédération affirme que son fonctionnement fait déjà l’objet de mécanismes réguliers de contrôle, d’audit et d’évaluation. Elle cite à la fois les dispositifs internes et les exigences applicables aux associations membres de la FIFA. Le Comité exécutif réaffirme également son attachement à la transparence, à la bonne gouvernance, à la reddition des comptes et au respect des textes qui régissent le fonctionnement de la Fédération.
Cette réponse intervient alors que deux anciens responsables de la FECAFOOT ont également saisi, selon des informations publiées ces derniers jours, le comité d’éthique de la FIFA sur des dossiers concernant Samuel Eto’o. Ces démarches n’ont, à ce stade, pas donné lieu à une décision publique établissant une quelconque responsabilité.
Le soutien à Gianni Infantino au centre de la déclaration
Le Comité exécutif établit par ailleurs un lien entre la polémique actuelle et le soutien apporté par Samuel Eto’o à Gianni Infantino, président de la FIFA. Dans sa déclaration, la FECAFOOT rappelle que cette position avait notamment été exprimée lors d’une interview accordée à CNN au sujet d’un projet portant sur la création d’une structure destinée à regrouper des activités commerciales et des opérations liées à l’organisation d’événements de la FIFA.
La Fédération estime que les prises de position de Samuel Eto’o sur l’avenir du football africain et mondial relèvent de ses responsabilités et de sa liberté d’expression. Elle considère qu’elles ne peuvent, à elles seules, justifier une campagne de dénigrement ou de déstabilisation. Le Comité exécutif réaffirme donc son soutien aux innovations défendues par Gianni Infantino et rappelle une précédente déclaration datée du 30 juin 2025.
La Fédération brandit la possibilité de saisir les instances compétentes
Dans le dernier volet de sa déclaration, la FECAFOOT indique qu’elle entend continuer à défendre les intérêts du football camerounais dans les instances nationales et internationales. lle condamne ce qu’elle qualifie de manipulation de l’opinion publique, de diffamation, de désinformation et d’instrumentalisation du débat sportif. La Fédération invite parallèlement les médias, les acteurs du football et les internautes à privilégier les faits vérifiables et les sources fiables.
Elle indique enfin se réserver le droit d’engager toute action appropriée auprès des instances compétentes afin de préserver ses intérêts, ceux de ses dirigeants et l’image du football camerounais.
La déclaration du Comité exécutif marque donc une réponse institutionnelle de la FECAFOOT à une séquence qui s’est accélérée depuis les démarches de l’ACFAC et les révélations concernant les finances du match Russie-Cameroun de 2023. Entre les accusations formulées par certains acteurs et la défense de la Fédération, les différents dossiers restent désormais entre les mains des instances habilitées à vérifier les faits et, le cas échéant, à établir les responsabilités.


