La Confédération africaine de football (CAF) a tenu l’élection de ses membres du Comité exécutif et de ses représentants au Conseil de la FIFA, ce mercredi 12 mars. Un scrutin qui a tourné au désaveu pour Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Avec seulement 13 voix, il termine loin derrière le Marocain Fouzi Lekjaa, vainqueur avec 49 voix, et échoue à intégrer l’instance mondiale. Selon la presse sénégalaise, dans la foulée de cette défaite, Augustin Senghor a annoncé sa démission immédiate de son poste de premier vice-président de la CAF, qu’il occupait depuis mars 2021. Une décision brutale, qui met fin à des années d’engagement au sein de l’organisation continentale.
Ce revers l’a amené à tirer les conclusions qui s’imposaient, privilégiant la cohérence et le respect de ses principes. « Nous devons maintenant leur souhaiter bonne chance. De notre côté, nous subirons certainement des conséquences. Il me reste deux ans de mandat en tant que membre du Comité Exécutif de la CAF, puisque mon mandat court jusqu’en 2027. D’ailleurs, cet argument a été utilisé pour convaincre les votants, en leur disant que si Senghor n’était pas élu, il resterait tout de même 1ᵉʳ vice-président, et donc n’aurait rien à perdre. Quoi qu’il en soit, la conséquence immédiate, selon moi, est que, dans cette situation, je ne me vois pas occuper le poste de premier vice-président », a déclaré Senghor.
Qui refuse de rester en poste simplement pour l’honneur : « Il y a une logique et une cohérence à respecter, et j’ai toujours tenu à être cohérent dans mes engagements. À partir du moment où les simples membres ont été élus (…). Je redeviens un simple membre du comité exécutif. Cela me permettra de me consacrer pleinement à ma mission et de contribuer, dans la mesure de mes compétences, au développement du football africain », ajoute-t-il.


