André Onana, Vincent Aboubakar et André-Frank Zambo Anguissa, piliers historiques du Cameroun, ne feront pas le voyage. David Pagou, le nouveau sélectionneur, a décidé de faire table rase de la génération précédente. Choupo-Moting, autre cadre, est également absent. Entre tensions avec la Fédération et choix stratégiques, les Lions abordent la compétition avec une jeunesse appelée à combler l’absence de ses stars. Plus loin, la non-qualification du Ghana prive le tournoi de Mohamed Kudus et Mohammed Salisu. La Guinée et le Cap-Vert, absents eux aussi, laissent sur le carreau des joueurs d’expérience et de classe mondiale. Ces absences rappellent que la CAN 2025 se jouera sans certains de ses acteurs majeurs, laissant le terrain ouvert aux surprises et aux révélations.
Notons aussi que, Nicolas Pépé, attaquant performant à Villarreal et héros du sacre ivoirien en 2023, est absent. Ses propos controversés sur les réseaux sociaux ont coûté sa place, illustrant que la sélection ne dépend pas uniquement des performances sur le terrain. Emerse Faé privilégie la cohésion du groupe, au détriment d’un talent capable de changer un match à lui seul. En effet, En acceptant la proposition du créateur de contenus Just Riadh de le suivre dans son quotidien pour une vidéo intitulée « J’ai passé 72 heures dans la vie de Nicolas Pépé », et qui cumule plus de 700 000 vues depuis sa publication sur YouTube le 5 décembre, l’international ivoirien ne se doutait aucunement des conséquences.
On a trois étoiles et vous (l’Algérie) n’en avez que deux, a rigolé l’ailier de Villarreal. Mais attention aux Marocains, ils sont là. Ils ont combien d’étoiles, eux ? Une ? Ils ont dû gagner ça en 1818, on n’était pas né, même mon daron n’était pas né.
L’exagération volontaire de l’ex-joueur de Lille a suffi à générer une vague de haine.
Reste à espérer que les injures ne se répètent pas lorsque la Côte d’Ivoire foulera les pelouses marocaines lors de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations.
Blessures et décisions tactiques
Yoane Wissa, attaquant de Newcastle, est forfait pour la RDC après une rupture partielle du ligament croisé. Le Maroc, pays hôte, écarte Hakim Ziyech et Sofiane Boufal jugés trop justes pour viser un titre historique. Les absences de ces joueurs créent un vide technique que leurs équipes devront combler rapidement. L’Algérie doit composer sans Youcef Belaïli et Amine Gouiri, blessés à quelques semaines du début du tournoi, et sans l’expérimenté Nabil Bentaleb. Au Zimbabwe, Marshall Munetsi crie à l’injustice après sa non-convocation, privant les Warriors de leur vice-capitaine et d’un leader sur le terrain. Si l’on devait imaginer un « 11 des absents », il serait spectaculaire. André Onana dans les buts, Singo, Troost-Ekong, Salisu et Maamar en défense, Naby Keita, Zambo-Anguissa et Kudus au milieu, Wissa, Adingra et Guirassy en attaque. Une équipe fictive qui rappelle à quel point la CAN 2025 est privée de talents majeurs.
Le Maroc accueillera donc une CAN particulière, un tournoi où les favoris devront compenser l’absence de leurs stars, et où de nouveaux héros auront l’occasion de s’imposer. Cette 35e édition promet un football intense, plein de rebondissements, mais avec un goût amer pour ceux qui espéraient voir le continent à son plus haut niveau.


