Avec 04 points glanés en deux sorties, le Cameroun a fait le travail dès l’entame de la compétition. Une victoire maîtrisée face au Gabon (1-0), suivie d’un match nul solide contre la Côte d’Ivoire (0-0), championne en titre, a permis aux hommes de David Pagou de se placer dans une position idéale. À ce stade, les Lions Indomptables sont assurés de terminer, au pire, parmi les meilleurs troisièmes, un rang synonyme de qualification pour le second tour. Même constat pour la Côte d’Ivoire. Sérieux et pragmatiques, les Éléphants ont également assuré l’essentiel en engrangeant suffisamment de points pour ne plus être sous la menace d’une élimination précoce. Avant même de disputer leur dernier match de groupe, Camerounais et Ivoiriens savent déjà qu’ils feront partie des 16 équipes qualifiées pour les huitièmes de finale.
La qualification anticipée du Cameroun et de la Côte d’Ivoire a été définitivement actée à l’issue des résultats enregistrés dans les groupes A et B. À la fin de la troisième journée dans ces deux poules, les équipes classées 3e ne comptent que deux points. Une donnée déterminante dans le calcul du classement des meilleurs troisièmes. En effet, le règlement de la CAN prévoit que les quatre meilleurs troisièmes des six groupes accèdent aux huitièmes de finale. Or, dans les groupes D, E et F, les équipes occupant cette position totalisent déjà au moins trois points. Il devient donc mathématiquement impossible pour les troisièmes des groupes A et B de les dépasser. Résultat, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Mozambique, tous issus du groupe F, ont validé leur billet avant même la dernière journée.
Dans cette poule, l’enjeu est désormais ailleurs. La qualification étant acquise, la lutte se concentre sur la première place du groupe. Un objectif loin d’être anodin, puisque terminer en tête permet d’aborder la phase à élimination directe avec un adversaire théoriquement plus abordable. Le duel à distance entre Camerounais et Ivoiriens promet donc un dernier acte à fort intérêt sportif. À l’échelle de la compétition, la situation est presque figée. À une journée de la fin de la phase de groupes dans certaines poules, 14 des 16 équipes qualifiées pour les huitièmes de finale sont déjà connues. Il s’agit de : l’Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Mali, Maroc, Mozambique, Nigeria, RD Congo, Sénégal et Soudan. Certaines de ces nations, à l’image du Nigeria ou de l’Algérie, avaient validé leur qualification très tôt, tandis que d’autres ont profité des résultats croisés pour être fixées sur leur sort sans attendre la dernière journée.
Le groupe C, dernier foyer de suspense
Il reste toutefois un groupe où l’incertitude demeure totale ; le groupe C. En dehors du Nigeria, déjà assuré de terminer en tête, toutes les autres équipes sont encore sous la menace d’une élimination. Avec trois points, la Tunisie n’est pas encore qualifiée et pourrait même finir dernière en cas de défaite face à la Tanzanie combinée à une victoire de l’Ouganda contre le Nigeria. Dans ce groupe, la bataille se joue à la fois pour les places directes et pour le dernier ticket réservé aux meilleurs troisièmes. Selon les scénarios, le troisième du groupe C pourrait se retrouver en concurrence directe avec l’Angola pour l’ultime place qualificative. À l’inverse, plusieurs nations comme les Comores, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, la Guinée équatoriale ou encore le Gabon sont d’ores et déjà éliminées.
Pour les équipes du groupe F, l’heure n’est plus aux calculs mais à la gestion. Qualifiés avant l’heure, ils peuvent désormais se concentrer sur le classement final et la préparation des échéances à venir, avec l’ambition clairement affichée d’aller le plus loin possible dans cette CAN 2025.


