Samuel Eto’o Fils, le président de la Fécafoot en pleine tourmente. Décidemment Abdouraman Hamadou Baaba n’en démord pas. Le justicier du football camerounais, président de l’Etoile Filante de Garoua est de nouveau à la tête des 55 clubs frondeurs. En effet, le 15 mars 2024, une plainte a été déposée au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par plusieurs acteurs du football et la ligue de foot professionnel du Cameroun afin d’obtenir du TAS, la suspension de ses fonctions de l’actuel président de la Fécafoot. Delphine Deschenaux – Rochat, conseillère auprès du TAS a accusé réception de la lettre en date du 20 mars.
Au cœur de cette nouvelle plainte, la rupture unilatérale, en juin 2022, du contrat qui liait la Fecafoot à l’équipementier Le Coq Sportif au profit de la nébuleuse One All Sports. Un contentieux pour lequel le président de la firme française avait d’ailleurs dépêché son Monsieur Afrique à Yaoundé. L’affaire est en jugement devant les tribunaux.
Les plaignants craignent d’ores et déjà une facture particulièrement salée pour la Fecafoot dont le préjudice pourrait avoisiner les 10 milliards F CFA. Les plaignants demandent une décision favorable du TAS pour que la Fécafoot puisse contraindre Samuel Eto’o à payer ce préjudice sur ses deniers personnels. Puisque ce sont ses intérêts personnels qui ont conduit à la rupture abusive du contrat du Coq Sportif.
Autres griefs, les contempteurs du président de l’instance faitière du football camerounais lui reprochent « non seulement d’avoir violé plusieurs articles du Code éthique de la Fecafootrelatifs à l’intégrité et à l’abus de fonction à des fins privées ou pour en tirer un avantage pécuniaire ; mais aussi des dispositions du Code éthique de la FIFA relative aux activités de Paris sportifs et de jeux d’argent ».
Aussi, les 55 plaignants ne demandent pas moins que la suspension de Samuel Eto’o de toute activité liée au football pour une durée de 8 ans. Les plaignants ont également sollicité auprès de la juridiction suisse une suspension de six ans de 13 membres du Comité exécutif de l’instance pour non-respect du code éthique de la Fécafoot.
Il s’agit de : Céline Eko, Arthur Djampir, Abbo Mohamadou, Soleil Roger Nyassa Nyassa, Yoki Onana, Abdoulaye Abdoul Razak, Abdoul Karimou, Stéphane Foko Kamga, Daniel Mongue Nyamsi, Norbert Kouedjou, Nkou Mvondo, Gilbert Yankam et Félix Mbigha. Ils sont accusés d’avoir soutenu et validé, en tout cas de n’avoir jamais dénoncé les multiples violations du Code éthique perpétrées en leur nom par Samuel Eto’o Fils. Pire, ils lui ont régulièrement renouvelé leur soutien par des communiqués.
Plus grave est l’affaire des prétendus trucages de matchs liée aux écoutes téléphoniques, impliquant le Samuel Eto’o et Nkwain Valentine, le président de Victoria United dont s’était saisie la Confédération africaine de football (CAF). Selon nos informations, la CAF a bouclé l’enquête ouverte en août dernier contre Samuel Eto’o, sur des « comportements inappropriés », à la demande de Henry Njalla Quan, l’ex-4e vice-président de la Fécafoot, par ailleurs président de Njalla Quan Sports Academy. La procédure serait, précise notre source, en instance de délibération, et une suspension de cinq ans (de toute activité liée au football) aurait été requise contre le président de la Fécafoot.


