1 – le défi à Gianni Infantino
Entre autres sorties médiatiques malheureuses, outre celle au micro d’Alain Foka, alors à RFI, où Samuel Eto’o prétendait parler à Gianni Infantino, sur la faible représentation des pays africains en Coupe du monde, en le regardant dans les yeux, l’une de ses prises de parole les plus illustratives de son outrecuidance a lieu au mois de mars 2022 en marge du 72e congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa) à Doha au Qatar.
Ce jour-là, pendant que le tout puissant président de l’instance faitière du football mondial, Gianni Infantino se lançait dans la campagne, pour sa future réélection, soutenu en cela par le président de la Conférence africaine de football (CAF) Patrice Motsepe, Samuel Eto’o prend la parole, pour dire qu’il peut être meilleur candidat à la Fifa que Infantino. « Qui vous dit que je n’ai pas meilleur programme que lui ? », lance-t-il devant une assemblée médusée. Un froid glacial s’installe dans la salle. Mon informateur conclut : « le jour où ils auront l’occasion de le frapper, ils ne le louperont pas ! »
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2 – le manque de respect à l’égard de Patrice Motsepe et de la CAF
Le 19 janvier 2024, au stade de la Paix à Bouaké, à la tribune d’honneur, lors du match Sénégal-Cameroun, comptant pour la deuxième journée dans la poule C de la Can ivoirienne, devant tout le top management de la CAF, Samuel Eto’o, le regard fuyant, a fait exprès de garder les mains dans les poches pendant que son compatriote Seidou Mbombo Njoya, 4e vice-président de la Caf, lui tendait la main. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a pris cette impolitesse comme un affront envers l’institution qu’il dirige.
Autre exemple. Le 17 août 2021, Samuel Eto’o participe au tirage au sort de la Can que son pays le Cameroun s’apprête à accueillir. Dans les couloirs du Palais des Congrès à Yaoundé, Samuel Eto’o qui est déjà en précampagne pour la présidence de la Fécafoot rencontre le président de la Caf qui vient chaleureusement vers lui en appelant « my friend », Samuel Eto’o d’un visage très fermé répond au très puissant Motsepe, « je ne suis pas ton frère, va dire ça à Seidou Mbombo Njoya ». Il faut dire que le président de la CAF n’a jamais caché son soutien à l’ex-président de la Fécafoot, Seidou Mbombo Njoya.
Devenu patron du football camerounais, Samuel Eto’o qui n’a certainement pas perdu de vue que depuis son élection, il n’a jamais reçu de lettre de félicitations, comme il est de coutume, ni de la Caf, ni de la FIFA, encore moins du ministère camerounais en charge des Sports, leur a malencontreusement gardé une rancune tenace. Cette rancœur nauséabonde se manifestera le 14 août 2022 à l’occasion de l’Assemblée générale de la CAF à Arusha en Tanzanie. A la fin de cette assise, il avait refusé de prendre la photo de famille devant ses pairs confus. Patrice Motsepe de se demander «Who does he think he is ? », traduisez : pour qui se prend-t-il ?
3 – Son omniprésence dans la tanière
Les experts en management le disent, être un bon manager, c’est avant tout savoir communiquer et déléguer ses pouvoirs. Ainsi donc un bon manager est quelqu’un de profondément humain, qui aime communiquer, échanger, qui apprécie le contact et l’évolution des autres, et surtout accepte la contradiction.
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En choisissant de divulguer en mondovision une conversation de vestiaires, après un match gagné par le Cameroun face au Burundi, il est vrai péniblement, Samuel Eto’o, dans un ton dictatorial, avait décidé d’humilier ses jeunes compatriotes. Michael Ngadeu Ngadjui qui a fait la remarque à Samuel Eto’o en off dans sa chambre d’hôtel a depuis été «chassé » des Lions indomptables. Outre Ngadeu, Samuel Eto’o, avait d’ailleurs programmé depuis la mise à l’écart des joueurs « irrespectueux » : Choupo Moting, Oyongo Biltolo et Zambo Anguissa…
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Même si cela peut partir d’un bon sentiment, son omniprésence dans la tanière est étouffante et son argumentaire est jugé excessif. Lors d’une séance vidéo, à la veille du match face au Nigeria à la Can en Côte d‘Ivoire, il n’a cessé de dire à Georges Kevin Nkoudou, «si tu ne fais pas de repli défensif, je te remplace dans les cinq minutes…». De quoi vexer un joueur comme Toko Ekambi qui, désabusé, a, après cette épisode, pris sa retraite internationale.
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Lors de la Can 2019 disputé en Egypte, alors qu’il était déjà le faiseur de roi à la Fécafoot, et déjà très influent dans la tanière, Samuel Eto’o avait demandé et obtenu du coach Clarence Seedorf la non titularisation de Zambo Anguissa lors du match capitale des huitièmes de finale face au Nigeria. Alors que ce dernier venait d’être élu deux fois d’affilée Homme du match. Sa faute : Zambo Anguissa avait salué Samuel Eto’o tout en téléphonant…


