Emmanuel Eseme continue de franchir les paliers au sommet du sprint mondial. Champion d’Afrique en mai à Accra, champion du Commonwealth en juillet à Glasgow et deuxième de la finale du 100 mètres de la Diamond League à Bruxelles, le sprinteur camerounais s’est installé cette saison parmi les références internationales de la discipline.
Son chrono de 9’’83, réalisé le 28 juillet à Glasgow, constitue son record personnel et national. Cette performance lui a également permis de s’installer parmi les meilleurs sprinteurs africains de tous les temps et de figurer au troisième rang mondial de la saison au moment de sa réalisation.
Un record de 9’’83 qui change de dimension
Le 28 juillet 2026, Emmanuel Eseme a marqué l’histoire de l’athlétisme camerounais à Glasgow. Dans une finale du 100 mètres disputée sous la pluie, le camerounais a remporté la médaille d’or en 9’’83, avec un vent favorable de 1,3 m/s.
Derrière lui, l’Australien Lachlan Kennedy a terminé en 9’’85 et le Nigérian Kayinsola Ajayi en 9’’90. Eseme a ainsi établi un nouveau record national, mais également un nouveau record des Jeux du Commonwealth. Ce chrono a alors placé le Camerounais à la 3e place du classement mondial de la saison, derrière les meilleures références enregistrées jusque-là. Il s’agit également de la troisième meilleure performance africaine de l’histoire sur 100 mètres, selon l’instance mondiale.
Une saison construite sur plusieurs performances majeures
Avant son exploit de Glasgow, Eseme avait déjà marqué la saison continentale. En mai, à Accra, il a remporté le titre africain du 100 mètres en 10’’26, dans une finale disputée avec un vent défavorable de -2,6 m/s. Cette victoire lui a permis de décrocher son premier titre continental sur la distance après avoir terminé cinquième puis deuxième lors des deux précédentes éditions.
Le sprinteur camerounais a ensuite confirmé sur la scène du Commonwealth. Sa victoire à Glasgow lui a offert le titre sur la distance reine du sprint et le premier record des Jeux de sa carrière. Cette succession de résultats explique en partie sa présence parmi les athlètes sélectionnés pour la première édition des World Athletics Ultimate Championships.
Deuxième à Bruxelles derrière Oblique Seville
Quelques semaines après Glasgow, Eseme a également pris la deuxième place du 100 mètres lors de la finale de la Diamond League à Bruxelles. Le Camerounais a bouclé la course en 9’’93, derrière le Jamaïcain Oblique Seville, vainqueur en 9’’90. Le Nigérian Kayinsola Ajayi a complété le podium en 9’’97.
Cette deuxième place constitue une nouvelle référence dans la saison du Camerounais. Elle intervient dans une finale où le niveau était particulièrement relevé, avec plusieurs spécialistes mondiaux du sprint. Eseme arrive donc à Budapest avec une régularité confirmée dans les grandes compétitions internationales, après avoir été capable de courir sous les 10 secondes à plusieurs reprises cette saison.
Un statut mondial désormais confirmé
Le classement de World Athletics constitue un autre indicateur de la progression du Camerounais. L’instance internationale le classe actuellement 9e mondial au 100 mètres. Son meilleur chrono officiel reste son 9’’83 de Glasgow, qui figure toujours parmi les meilleures performances mondiales de 2026.
Sur le plan africain, son chrono de Glasgow le place également dans le groupe des sprinteurs les plus rapides de l’histoire du continent. Le classement continental de World Athletics situe son 9’’83 parmi les meilleures marques africaines jamais enregistrées.
Une compétition pensée pour réunir l’élite
Les World Athletics Ultimate Championships constituent une nouvelle compétition internationale créée par World Athletics. La première édition se déroulera à Budapest du 11 au 13 septembre 2026, avec un format concentré sur trois soirées et une sélection très restreinte d’athlètes.
Dans les épreuves sur piste, le plateau est limité à 16 athlètes par discipline. Pour le 100 mètres masculin, Emmanuel Eseme figure officiellement dans la liste des engagés aux côtés notamment du Jamaïcain Oblique Seville et du Nigérian Kayinsola Ajayi. Cette sélection donne à la compétition un caractère différent des grands championnats traditionnels. Elle rassemble notamment des champions olympiques, champions du monde, vainqueurs de la Diamond League et athlètes ayant réalisé les meilleures performances de la saison.
Un enjeu financier inédit
La compétition se distingue également par sa dotation. Le prize money global atteint 10 millions de dollars, avec 150 000 dollars promis au vainqueur de chaque épreuve individuelle. Cette enveloppe en fait l’un des rendez-vous les plus rémunérateurs de l’athlétisme mondial.
Le 100 mètres masculin sera donc particulièrement attendu. La compétition réunira des athlètes habitués aux grandes finales internationales et dont plusieurs affichent des chronos sous les dix secondes.
Un 100 mètres très attendu à Budapest
Le programme prévoit les demi-finales du 100 mètres masculin le samedi 12 septembre, avant la finale le même soir. Emmanuel Eseme devra donc franchir l’étape des demi-finales avant de prétendre à une place en finale. Son expérience récente des grandes compétitions, son 9’’83 et sa deuxième place à Bruxelles constituent des références importantes avant ce nouveau rendez-vous.
Le contexte sera toutefois différent. La présence d’un nombre limité de concurrents signifie que chaque détail pourra compter : départ, réaction au coup de pistolet, accélération, maintien de la vitesse et gestion de la finale.
Emmanuel Eseme arrive à Budapest au terme d’une saison 2026 particulièrement dense. Champion d’Afrique, champion du Commonwealth, détenteur du record national en 9’’83 et deuxième de la finale de la Diamond League à Bruxelles, le Camerounais dispose désormais de références au plus haut niveau international.
À Budapest, il ne sera plus seulement question de confirmer son statut sur le continent africain. Face à une sélection réduite aux meilleurs spécialistes mondiaux, Eseme aura l’occasion de mesurer sa progression dans l’un des plateaux les plus relevés de la saison.
Pour le Cameroun, sa présence parmi les 16 sprinteurs retenus sur 100 mètres constitue déjà un indicateur du nouveau statut acquis par le sprinteur de 33 ans sur la scène internationale.


