Victor Osimhen a obtenu le prix du meilleur joueur africain de l’année 2023 lors des CAF Awards, devançant Mohamed Salah et Achraf Hakimi. Le prix du Joueur Africain de l’année, (anciennement dénommée Ballon d’Or Africain), est une récompense décernée au meilleur joueur de football africain par la Confédération africaine de football (CAF). Élu par un jury spécialisé depuis 1992 ce prix remplace l’ancien Ballon d’Or Africain, décerné par France Football.
Le vainqueur final de chaque catégorie est décidé après les votes d’un panel composé de la Commission technique de la CAF, des professionnels des médias, des entraîneurs et capitaines des associations membres et des clubs impliqués dans les phases de groupe des compétitions interclubs.
Meilleur buteur de Série A, avec 26 buts, l’attaquant nigérian est devenu, petit à petit, l’un des meilleurs attaquants d’Europe, contribuant ainsi au sacre de Naples. Victor Osimhen est en tout cas le premier joueur nigérian à soulever ce trophée depuis Kwankwo Kanu en 1999. Absent car blessé, lors de la Can au Cameroun, il sera particulièrement attendu en Côte d’ivoire le mois prochain.
Ultimate Strikers Academy
Victor Osimhen, c’est l’histoire d’un enfant né le 29 décembre 1998 à Lagos, au Nigeria. A en croire afriquesports, il est issu d’une famille originaire de l’État d’Edo, il a grandi dans la communauté d’Olusosun, dans la zone d’Oregun à Lagos. Sans doute destiné au football, Victor commence sa carrière de footballeur à l’Ultimate Strikers Academy, un club basé à Lagos. Déterminé à suivre les pas de son idole de jeunesse, l’Ivoirien Didier Drogba, le jeune attaquant nigérian va commencer par faire parler la poudre.
Considéré comme l’un des meilleurs buteurs du monde, il est connu pour son efficacité devant le but, sa vitesse, sa puissance et surtout son sens du but. De nos jours, le jeune attaquant nigérian est l’un des porte-flambeaux du continent africain en Europe.
Au point de voir son nom cité régulièrement avec insistance un peu partout pour un transfert chez un cador européen. Peut-être le PSG…C’est d’ailleurs le directeur sportif du club de la capitale, Luis Campos, qui l’avait fait venir à Lille, en provenance de Charleroi. En Belgique, Osimhen restait sur un échec à Wolfsburg, où il n’avait pas su s’imposer au sein d’un secteur offensif ultra-concurrentiel (Bas Dost, Divock Origi, Mario Gomez).
Déjà, à l’époque, selon Ouest France, il présente un énorme volume de course, une capacité impressionnante à harceler la défense adverse par son pressing. Et surtout, « il savait où était le but », sourit Rémy Riou, pour évoquer les statistiques du Nigérian. Sportivement, son bilan ne fait pas débat puisqu’il inscrit 20 buts en 36 matches.
Mais dans le vestiaire, c’est plus compliqué.
Ça a chauffé plusieurs fois avec les anciens, confie le portier lyonnais. Il ne parlait pas, il gardait beaucoup ses écouteurs. Ils ont voulu lui montrer que c’était important de s’intégrer au groupe, de le respecter et ne pas faire n’importe quoi.
Les dirigeants belges en sont suffisamment satisfaits pour lever l’option d’achat de son prêt, avant de le lâcher aux Dogues moyennant un chèque de 12 M€. A Lille, les joueurs expérimentés lui apprennent le vice. Ce petit grain d’opportunisme capable de faire basculer un match. Jérémy Pied raconte :
Je lui avais dit qu’il fallait qu’il joue avec ce qui se passe. Dans la surface, tu perds le ballon et il y a contact, tu dois tomber. Il me dit : “ok”. Trois jours plus tard, il nous offre la victoire sur un penalty hyper litigieux à Dijon.
Sa saison en France, tronquée par la pandémie, sera la seule puisqu’il s’envole pour Naples après 18 buts en 38 matches. Avec le succès qu’on lui connaît, puisqu’il forme aujourd’hui un duo d’attaque ultra-décisif avec la recrue géorgienne Khvicha Kvaratskhelia. Sa marge de progression semble sans limite, « il grandit année après année » observe Francesco Di Pasquale. Et si la « Osi-mania » ne faisait que commencer ?
Les amoureux du football africain le verront à l’œuvre à la Can Côte d’ivoire, où il essayera avec le Nigeria d’écrire une nouvelle page de sa carrière déjà riche de footballeur.


