Organisée au Cameroun du 17 au 27 septembre 2026, la deuxième édition du Mara’Monde s’est achevée avec un nouveau sacre de la Côte d’Ivoire. Les Éléphants conservent leur titre et confirment le poids du continent africain dans le maracana mondial. Mais derrière cette domination se dessine aussi une concurrence internationale de plus en plus présente, avec le Canada, le Brésil et les États-Unis qui se rapprochent des phases décisives.
84 buts dès la phase de groupes
La compétition a offert une importante production offensive dès la première phase. 84 buts ont été inscrits au cours des matchs de groupes. À cela s’ajoutent 50 cartons jaunes, 27 cartons bleus et 4 cartons rouges. Au classement des buteurs après cette phase, le Togolais Adjogle Kodjovi occupait la première place avec 5 réalisations, devant son compatriote Kangbeni L’bepalen et l’Ivoirien Zokou Samuel Fabrice, tous deux à 4 buts.
Les résultats de certaines rencontres ont également marqué cette phase. Le Togo s’est notamment imposé 6-1 face aux États-Unis, tandis que le Cameroun a débuté son tournoi par une victoire 3-1 contre le Niger.
Trois Africains dans le dernier carré
La présence africaine s’est encore renforcée dans la phase à élimination directe. La Côte d’Ivoire, le Togo et le Cameroun ont atteint les demi-finales, soit trois équipes africaines sur quatre.
Le Canada a ainsi été le seul représentant non africain à intégrer le dernier carré. Le Brésil et les États-Unis avaient, eux, atteint les quarts de finale. Ces résultats donnent une première indication sur le rapport de force : l’Afrique reste majoritaire dans les phases avancées, mais elle n’occupe plus seule l’espace des prétendants.
La Côte d’Ivoire garde deux Coupes du monde
La Côte d’Ivoire reste la référence du Mara’Monde. Après son premier sacre en 2024, la sélection ivoirienne a conservé son titre au Cameroun en 2026. En finale, les Ivoiriens ont dominé le Togo 4-1, confirmant leur capacité à s’imposer sur deux éditions consécutives.
Cette continuité place la Côte d’Ivoire au centre de l’histoire naissante de la compétition mondiale de maracana : deux éditions, deux trophées.
Le Togo confirme que l’Afrique ne se résume pas aux champions ivoiriens
La finale entre la Côte d’Ivoire et le Togo montre également que la domination africaine ne repose pas uniquement sur les champions en titre.
Le Togo a réalisé un parcours jusqu’à la finale et s’est installé parmi les principales nations de cette édition. Avec plusieurs joueurs bien placés au classement des buteurs dès la phase de groupes, la sélection togolaise a également marqué la compétition sur le plan offensif.
Le Cameroun complète le podium
Pays hôte, le Cameroun a lui aussi atteint les demi-finales avant de terminer à la troisième place. Les Lions ont remporté le match pour la troisième place 3-0 face au Canada. Cette performance permet au pays organisateur de terminer sur le podium, après un parcours marqué notamment par sa victoire initiale contre le Niger.
Le dernier carré composé de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Cameroun et du Canada illustre ainsi le poids des sélections africaines tout en laissant apparaître une ouverture internationale.
Mais le Canada change le regard sur la compétition
Le parcours du Canada constitue l’un des principaux éléments à retenir de cette édition. Seule équipe non africaine à atteindre les demi-finales, la sélection canadienne a franchi plusieurs étapes dans une compétition dominée jusque-là par les nations africaines.
Le Brésil et les États-Unis ont également atteint les quarts de finale. Ces trois présences montrent que le maracana commence à dépasser son principal bastion africain.
2024 avait déjà montré l’ouverture internationale
La première édition de la Coupe du monde de maracana, disputée en Côte d’Ivoire en 2024, avait réuni 16 pays issus de trois continents. La compétition avait déjà produit une forte activité offensive avec 122 buts inscrits en 21 matchs de phase de groupes.
La Côte d’Ivoire avait remporté cette première édition devant le Bénin, tandis que le Togo avait terminé troisième. Deux ans plus tard, les Ivoiriens conservent leur titre et le Togo retrouve encore une fois les premières places.
Chiffres placent encore l’Afrique devant
Les données de 2026 restent favorables aux sélections africaines. Sur les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale, cinq étaient africaines, soit 62,5 % du plateau. Les trois autres étaient le Canada, le Brésil et les États-Unis.
En demi-finales, la proportion africaine est montée à 75 %, avec trois représentants sur quatre. À l’arrivée, la Côte d’Ivoire remporte le trophée, le Togo termine deuxième et le Cameroun troisième. Le Canada complète le dernier carré.
L’Afrique domine le présent, les autres continents préparent peut-être la suite
Les deux premières éditions racontent donc une histoire assez claire. L’Afrique conserve la main sur le maracana mondial : elle place régulièrement plusieurs équipes dans les dernières phases et détient les deux premiers titres de l’histoire de la compétition.
Mais la progression du Canada, ainsi que les parcours du Brésil et des États-Unis, montrent que l’écart n’est peut-être plus aussi fermé qu’en 2024.
Le Mara’Monde gagne ainsi un nouvel enjeu. Il ne s’agit plus seulement de savoir quelle nation africaine remportera la compétition, mais aussi de mesurer la vitesse à laquelle les autres continents peuvent réduire leur retard.
Deux éditions ont suffi pour installer la Côte d’Ivoire au sommet et confirmer la puissance collective des sélections africaines. Mais le Mara’Monde 2026 apporte aussi un autre enseignement : le maracana commence à devenir une véritable compétition mondiale.
Avec le Canada dans le dernier carré et le Brésil et les États-Unis en quarts de finale, la concurrence s’élargit. L’Afrique conserve aujourd’hui l’avantage, mais la question est désormais posée : jusqu’où cette domination pourra-t-elle aller lorsque les autres continents auront davantage d’expérience et de structures dans la discipline ?



