Après une performance décevante des athlètes gabonais aux Jeux Olympiques, c’est au tour de leurs homologues paralympiques de connaître une issue similaire. Cette élimination rapide soulève de nombreuses questions sur les raisons de ces contre-performances récurrentes, malgré la qualification de ces athlètes à des compétitions d’envergure internationale.
David Moukagni, sprinteur gabonais, a été confronté à un changement de programme inattendu. Initialement prévu pour courir le 31 août 2024, il a finalement été contraint de démarrer sa compétition le 28 août. Face à une concurrence redoutable, comprenant des champions du monde et d’Afrique, il n’a pu enregistrer qu’un chrono de 12″90, insuffisant pour espérer un repêchage.
Quant à Fabiola Mengue Pambo, engagée dans les épreuves de lancer, elle a réalisé une performance moyenne avec un jet de 12,32 mètres, insuffisant pour accéder aux tours suivants. Cet échec est d’autant plus amer que les deux athlètes avaient déjà quitté les Jeux paralympiques de Tokyo sans médailles.
Si la responsabilité de ces échecs peut en partie incomber aux athlètes, il est également crucial de s’interroger sur les conditions de préparation. Souvent, ces sportifs manquent de moyens et n’ont pas l’opportunité de s’entraîner dans des conditions optimales indiquent les médias locaux. Leurs stages à l’étranger sont généralement organisés à la dernière minute, quelques semaines seulement avant les compétitions.
Il serait essentiel que les autorités sportives gabonaises tirent les leçons de ces échecs et prennent les mesures nécessaires pour mieux accompagner ces athlètes, afin qu’ils puissent pleinement exprimer leur potentiel sur la scène internationale.


