La décision signifiée par la FIFA, depuis le 19 septembre, a été officialisée, le 21 octobre 2023, par Issouf Bamba, administrateur général de PC Plus Group Holding. Pour cette édition, la FIFA a clairement précisé que :
Le format des qualifications de la zone Afrique a été élargi… Les 53 sélections (l’Erythrée ayant déclaré forfait Ndlr) des associations membres de la CAF s’affrontent dès le début des qualifications. Au total, 263 matches seront disputés dans tout le continent entre novembre 2023 et novembre 2025
Une bonne nouvelle pour les amateurs de football.
En Afrique au sud du Sahara, les chaînes gratuites représentent une audience de plus de 100 millions de foyers dans les 43 pays du continent couverts. La diffusion des 10 matchs les plus importants de leur équipe nationale est donc une grosse opportunité. La structure élue aura la charge de proposer des offres commerciales aux télévisions de 43 pays du continent africain, au sud du Sahara, y compris l’Afrique du Sud. Being Sport ayant acquis les droits de transmission dans le Maghreb.
Les packs de diffusion concernent les chaînes gratuites. Ce qui rend éligible l’ensemble des chaînes publiques et privées nationales des pays africains concernés. Pour ce qui concerne la Côte d’Ivoire, toutes les chaînes publiques et privées ont été approchées en vue des négociations pour l’acquisition desdits droits.
Un seul match coûte 600 000 Dollars
C’est ainsi qu’au pays d’Alassane Ouattara, la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI) a annoncé, le lundi 13 novembre 2023, sur ses plateformes de diffusion, avoir acquis les droits de retransmission des 10 matchs des Éléphants de Côte d’Ivoire comptant pour les éliminatoires de la zone Afrique de la Coupe du Monde FIFA 2026.
Damant ainsi le pion à la chaîne publique RTI. Si la diffusion d’un seul match coûte 600 000 dollars ( un peu plus de 300 millions de Fcfa), NCI a largement la politique de ses moyens. Il faut souligner que le propriétaire de NCI n’est autre que Loïc Folloroux, le fils de la richissime première dame Dominique Ouattara.
Au Sénégal, quelques jours avant l’entame des qualificatifs pour le Mondial 2026, un communiqué de la RTS est venu rassurer les amoureux des Lions de la Teranga. La Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS) s’est officiellement positionnée comme diffuseur. Les Sénégalais pourront gratuitement suivre l’intégralité des éliminatoires en commençant par les matchs Sénégal contre le Soudan du Sud le 18 novembre puis le déplacement à Lomé le 21 novembre pour les deux premières journées.
La RTS s’engage à diffuser en direct tous les matches ainsi que des résumés. Les extraits des matches auront une durée illimitée, et la diffusion sera strictement limitée au territoire du Sénégal pour une distribution gratuite uniquement. La direction de la RTS souligne son engagement envers cette restriction, que ce soit à la télévision, sur son site internet, son application ou sur les réseaux sociaux.
Il est pertinent de rappeler qu’à la suite d’un accord trouvé en août 2019 entre la FIFA et les 54 associations membres de la Confédération africaine de football (CAF), les droits médias pour l’ensemble des éliminatoires continentaux en vue des Coupes du Monde de la FIFA 2022 et 2026 entrent dans le cadre d’un modèle de vente centralisé par la FIFA. En vertu de cet accord, tous les bénéfices réalisés seront reversés directement aux 54 associations membres de la CAF.
Au Cameroun, la CRTV, la chaîne à capitaux publics, après avoir diffusé le premier match face à l’Ile Maurice, le 17 novembre dernier, s’est rétractée quelques jours plus tard, quand il a fallu retransmettre la rencontre face à Libye, alors qu’une équipe de reportage avait déjà effectué le déplacement pour Benghazi.
Montant jugé exorbitant
Dans un communiqué, le Directeur général de la CRTV, Charles Ndongo a expliqué les causes de ce désagrément. Il s’agit, selon lui, d’un désaccord financier entre la télévision nationale et la société détentrice des droits de diffusion des qualifications de la prochaine Coupe du monde 2026.
La société détentrice des droits de diffusion de cette compétition a fait une offre financière en augmentation de plus de 100% par rapport aux éliminatoires de la dernière Coupe du monde. Ce montant a été jugé exorbitant par la CRTV, qui a fait une contre-offre plus conforme aux exigences en la matière.
Or dans la réalité, les télévisions nationales n’ont plus le monopole de la Coupe du monde en Afrique subsaharienne. C’est l’autre nouveauté de ces éliminatoires du Mondial. Lors des deux éditions précédentes et pour tous les événements de la FIFA jusqu’à récemment, c’est l’Union africaine de radiodiffusion (UAR) qui était chargée de la gestion des droits médias en Afrique subsaharienne.
Mais le 21 octobre 2016, la FIFA a lancé un appel d’offres pour la diffusion de l’ensemble de ses événements sportifs (y compris la phase finale de la Coupe du monde) dans 42 États d’Afrique subsaharienne, une procédure inédite sur le continent.
La nouvelle équipe de la Fifa a fait le choix des opérateurs privés et mis entre parenthèses l’accord qui nous liait.
Déplore Grégoire Ndjaka, directeur de l’UAR.


