Binational, Tiémoué Bakayoko (29 ans) aurait pu devenir une grande star en Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en 2023. Il a opté pour l’équipe de France et a bloqué son compteur à… une petite sélection, devenant ainsi la risée des fans des Eléphants. Gêné après avoir vu les joueurs de sa génération trôné à nouveau sur le toit de l’Afrique, le milieu relayeur de Lorient, passé par Monaco, Chelsea et Milan Ac, a tenté de se justifier auprès du journaliste de l’Equipe, ce dimanche :
Quand je suis appelé en équipe de France (en mars 2017, ndlr), je suis plus proche de la Côte d’Ivoire, même si les Bleus restent le rêve ultime. Quand on a une double nationalité, vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est difficile de choisir. Entre le moment où Didier Deschamps m’a appelé et celui où j’ai dit oui, je n’ai pas mangé durant deux jours, j’avais la boule au ventre, se remémore Bakayoko. Si je devais maintenant jouer pour la Côte d’Ivoire (lui qui n’a disputé qu’un amical avec les Bleus, ndlr), j’aurais l’impression de me désavouer. Mais j’ai un peu évolué, je ne dis pas non, je ne dis pas oui…»
Avant de rêver d’une sélection, Bakayoko va devoir faire mieux en club. En effet, la carrière de Tiémoué Bakayoko a pris une drôle de tournure après son brillant passage à l’AS Monaco, et une première saison réussie à Chelsea. Aujourd’hui à Lorient, où il n’est pas indiscutable, le milieu de terrain préfère avancer sans regret, et reste confiant pour la suite.
Retour en 2017. Champion de France avec l’AS Monaco, demi-finaliste de la Ligue des Champions et sélectionné pour la première fois en équipe de France, Tiémoué Bakayoko vit les plus belles heures de sa carrière, mais ne le sait pas encore. Car cette dernière a pris une drôle de tournure par la suite. Le Paris Saint-Germain et Chelsea se battent alors pour obtenir sa signature, et le milieu de terrain choisit les Blues.
Avant son choix pour la France, le natif de Paris (le 17 août 1994), avait été la cible d’un lobbying intense de la Fédération ivoirienne de football, même ses parents avaient été mis à contribution. Face à un choix cornélien, celui du cœur (la Côte d’Ivoire) ou celui de la raison (la France), le joueur formé à Rennes, avait choisi de défendre les couleurs des Bleus. Mal lui en a pris, il n’a jamais pu confirmer les espoirs placés en lui.
Tiémoué Bakayoko n’ayant plus le niveau pour prétendre une place dans une équipe de Côte d’Ivoire, désormais classée 39e mondial et 5e africain, les regards sont tournés vers des jeunes binationaux talentueux pour renforcer les Eléphants. Dans le viseur de la Fédération : l’avant-centre de Lens, Elie Wahi, 22 ans, le milieu du Borussia VfL Mönchengladbach, Kouadio Emmanuel Koné, 23 ans. Les jeunes sévillans Nianzou Tanguy Kouassi (21 ans), Loïc Badé (23 ans) et Dan – Axel Zagadou (24 ans), de Stuttgart sont également courtisés.


