Cette décision judiciaire intervient à l’issue d’une procédure portant sur l’utilisation d’un financement de plus d’un million de dollars destiné au développement du football dans le pays.
La justice en République du Congo a rendu un verdict particulièrement sévère dans une affaire impliquant la gestion des fonds destinés au football national. Le tribunal a condamné le 10 mars 2026 Jean-Guy Blaise Mayolas, président de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), à la prison à vie.
L’ancien dirigeant a été reconnu coupable de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de faux en écriture. Les poursuites portent sur l’utilisation d’une aide financière estimée à plus d’un million de dollars accordée par la FIFA au début de la pandémie de Covid-19 pour soutenir les fédérations nationales.
Des fonds destinés au développement du football
Selon les éléments examinés par la justice, cette enveloppe financière devait contribuer au développement du football féminin et à la mise en place d’infrastructures, notamment la construction d’un centre d’entraînement.
Les investigations ont cependant conclu que les ressources auraient été utilisées à d’autres fins, dont certaines à caractère personnel. Ces conclusions ont conduit le tribunal à retenir plusieurs chefs d’accusation contre le président de la fédération.
Plusieurs proches également condamnés
L’affaire ne concerne pas uniquement le dirigeant sportif. Dans la même décision, son épouse et son fils ont également été condamnés à la prison à vie pour leur implication dans ce dossier.
Deux responsables administratifs de la fédération ont aussi été sanctionnés. Le secrétaire général et le trésorier de la FECOFOOT ont été condamnés à cinq ans de prison chacun pour leur participation présumée dans les opérations financières incriminées.
Une décision marquante pour la gouvernance sportive
Cette condamnation intervient dans un contexte de surveillance accrue de la gestion des fonds dans les fédérations sportives africaines, notamment ceux provenant des programmes de soutien mis en place par la FIFA pendant la pandémie.
Le verdict rendu par la justice congolaise constitue ainsi l’un des dossiers les plus marquants en matière de gouvernance et de gestion financière du football en Afrique centrale ces dernières années


