Les faits remontent aux dernières minutes de la rencontre, marquées par une vive tension dans les tribunes. Des supporters ont tenté d’envahir la pelouse et des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre. Des dégradations matérielles ont également été signalées dans l’enceinte sportive, ainsi que des jets de projectiles. Interpellés dans la foulée, plusieurs prévenus ont été placés en détention provisoire avant leur comparution devant le tribunal
Une réponse judiciaire ferme face aux violences dans les stades
Le tribunal a prononcé des peines différenciées en fonction du degré d’implication de chacun. Neuf supporters sénégalais ont écopé d’un an de prison ferme assorti d’amendes, tandis que d’autres ont été condamnés à six mois ou trois mois d’emprisonnement, également accompagnés de sanctions financières. Le supporter algérien figure parmi les personnes condamnées à la peine la plus légère.
Les chefs d’accusation retenus portent notamment sur l’intrusion sur le terrain, les violences à l’encontre des agents de sécurité, les dégradations d’infrastructures et la participation à des troubles dans une enceinte sportive. Pour les autorités marocaines, il s’agit d’envoyer un signal clair contre toute forme de hooliganisme lors des grandes compétitions continentales.
Cette décision intervient dans un contexte où la sécurité des événements sportifs africains fait l’objet d’une vigilance accrue. La finale, qui devait consacrer l’excellence du football continental, s’est retrouvée éclipsée par ces débordements. Les condamnés disposent toutefois de la possibilité de faire appel, ce qui pourrait prolonger la procédure judiciaire dans les semaines à venir.


