À la tête du football africain depuis 2021, Patrice Motsepe affiche déjà sa vision de l’après-Motsepe. Le président de la CAF a indiqué qu’aucune pression ne pourra le convaincre de prolonger son séjour à la tête de l’instance au-delà de deux mandats. Pour lui, la stabilité du football africain ne doit pas dépendre d’une seule personne, mais d’une organisation solide capable de poursuivre son développement.
« Il y a des choses sur lesquelles personne ne pourra me faire changer d’avis. Personne ne me persuadera de servir plus de deux mandats à la CAF », a déclaré Patrice Motsepe, réaffirmant ainsi son attachement à une limitation du temps passé aux responsabilités.
Depuis son arrivée à la présidence de la CAF en mars 2021, le milliardaire sud-africain a placé la modernisation des compétitions, l’amélioration des infrastructures et la croissance économique du football africain parmi ses priorités. Il estime toutefois que le rôle d’un dirigeant est aussi de préparer la relève.
« La CAF ira bien même lorsque je ne serai plus là. Le football africain continuera d’aller de l’avant », a-t-il affirmé, mettant en avant l’importance de construire une institution durable au-delà des personnalités qui la dirigent.
Patrice Motsepe a également évoqué sa relation avec le président de la FIFA, Gianni Infantino. Il a confirmé son soutien au dirigeant suisse, qu’il considère comme un partenaire fidèle de l’Afrique. « Je soutiens personnellement Infantino. C’est un bon ami, un ami loyal. Il est loyal envers l’Afrique », a-t-il déclaré.
Le président de la CAF estime néanmoins que les grandes institutions sportives ne doivent pas dépendre d’un individu. « La FIFA n’a pas besoin de moi », a-t-il indiqué, soulignant que la mission d’un responsable est de contribuer au progrès avant de laisser la place à une nouvelle génération.
Avec cette déclaration, Patrice Motsepe envoie un message clair sur sa vision de la gouvernance du football africain : construire une CAF forte, capable de fonctionner indépendamment de ses dirigeants. Alors que son mandat reste marqué par plusieurs réformes et ambitions de développement, le Sud-Africain assure déjà préparer la transition vers une nouvelle génération de responsables.


