Le duel Mali–Sénégal s’annonce comme une confrontation d’équilibre entre deux sélections ouest-africaines aux trajectoires solides depuis le début du tournoi. Discipline tactique, intensité physique et gestion des temps faibles devraient dicter l’issue d’une rencontre où la marge d’erreur sera quasi inexistante.
Mais c’est surtout la rencontre Cameroun–Maroc, prévue à 19h00 GMT, qui ravive les mémoires. Les confrontations entre les deux nations en Coupe d’Afrique ont souvent laissé des traces. En 1988, le Cameroun s’était imposé face au Maroc en phase de groupes sur la route de son sacre continental. Plus récemment, lors de la CAN 2017, les Lions Indomptables avaient de nouveau pris le dessus sur les Lions de l’Atlas, écartant le Maroc avant de remporter le trophée. À chaque fois, le Cameroun avait su faire la différence dans les moments clés.
Cette fois, le contexte est différent. Le Maroc évolue à domicile, porté par une attente populaire immense et une génération déterminée à écrire sa propre histoire. Le Cameroun, de son côté, avance avec la sérénité d’une équipe rompue aux grandes joutes africaines, consciente que ces rendez-vous face au Maroc lui ont souvent réussi. La question est désormais posée : l’histoire va-t-elle se répéter ou le Maroc parviendra-t-il enfin à inverser la tendance face à son vieux rival ?
Ce vendredi de quarts de finale pourrait ainsi être marqué autant par le poids du passé que par la vérité du présent, dans une CAN où chaque match devient un chapitre supplémentaire de l’histoire du football africain.


