Selon Rfi, Biniam Girmay était le premier coureur africain noir à remporter une étape du Tour de France le 1er juillet dernier à Turin. Voilà qu’il en a remporté une deuxième, à peine une semaine plus tard, à Colombey-le-deux-Église, au bout d’un sprint très serré lors duquel il a coiffé Jasper Philipsen et Arnaud De Lie pour conforter son maillot vert de leader du classement par point. Il est également le premier africain à le porter.
« Ce matin, dans le bus, au briefing, on lui parlait du sprint intermédiaire et lui, il ne parlait que de la victoire d’étape. Il était super motivé, très déterminé », a raconté son directeur sportif Aike Visbeek. « BG » compte désormais 88 points d’avance sur Jasper Philipsen qui avait phagocyté le maillot vert l’an dernier mais qui n’y arrive toujours pas sur cette édition 2024 qu’il traverse tête baissée et à coups de gros jurons.
La joie du peuple érythréen
C’est un matelas confortable, mais Girmay refuse d’en faire un objectif, au moins publiquement, sachant qu’on imagine tout de même qu’il ne dispute pas les sprints intermédiaires à fond juste pour épater la galerie. « J’ai quasiment fini mon job. Si j’arrive à Nice (le 21 juillet), je serai le plus heureux des hommes, même sans victoire supplémentaire », a-t-il assuré. De son côté, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune et possède toujours 33 secondes d’avance au classement général sur le Belge Remco Evenepoel.
Je dédie cette victoire à ma mère et à mon père. Ils ont cru en moi et m’ont toujours soutenu pour que je devienne un cycliste professionnel. Je remercie ma famille, je suis très fière!”, a-t-il déclaré avec le sourire après la course.
Cette victoire a provoqué la joie du peuple érythréen. Des scènes de liesse ont éclaté dans les rues d’Asmara, la capitale de l’Érythrée. Le président de ce pays de l’Afrique de l’Est, Isaias Afewerki, s’est prêté au jeu et a fêté la victoire de Biniam Girmay.


