Fait inattendu lors de la publication de la liste des joueurs présélectionnés par le nouvel entraîneur des Lions indomptables. Des journalistes se sont vus refuser l’accès à la salle de conférence du stade Omnisports de Yaoundé. Il est 15h30 ce 10 mai 2024. Marc Brys dévoile les noms des joueurs appelés pour les prochaines échéances de l’équipe nationale sénior du Cameroun.
Des journalistes partis de leurs rédactions sont retenus à l’entrée placée sous bonne garde. Deux éléments de la police camerounaise sont postés de part et d’autre de la porte d’entrée. Au milieu d’eux, un jeune homme proche de la trentaine tient un format entre les mains : la liste des médias et des journalistes autorisés à prendre part à la conférence de presse.
Les hommes de médias tentent de « forcer » le passage à coups de mots. Chacun essaye tant bien que mal de convaincre le « portier » du jour de céder le passage. Un journaliste d’une chaîne bien connue du public a même contacté ce qui s’apparente comme « sa relation ». Après quelques minutes de discussion, le journaliste munis de son équipement s’avance et tend le téléphone à l’homme chargé de filtrer les journalistes à l’entrée.
Ne me donnez pas votre téléphone. Je ne fais pas ça », lâche-t-il. Des voix s’élèvent dans la foule : « prends d’abord le téléphone. C’est donc un responsable ». La résistance de ce dernier apparaît comme une pilule difficile à avaler pour les journalistes. La colère commence à se faire sentir dans les prises de parole. « Ils ont déjà leurs journalistes dans la salle », peut-on entendre de la foule. « J’étais déjà à l’intérieur, je suis sorti faire quelque chose. Laissez-moi entrer », négocie sans succès un journaliste.
Face à la pression des professionnels des médias, l’homme chargé de faire le tri à la porte lance : « si vous connaissez un responsable à l’intérieur, appelle il vient vous chercher ». Une méthode qui semble fonctionner puisque bon nombre de journalistes ont eu accès à la salle de conférence de cette manière. Pour beaucoup, cette situation est inhérente au conflit qui prévaut actuellement entre le Ministère des Sports et de l’éducation physique et la Fédération camerounaise de football, au sujet de la coordination des sélections nationales.


