Si aucune désignation officielle n’a encore été annoncée par la FIFA, plusieurs signaux laissent penser que le dossier marocain bénéficie d’un contexte favorable. Le pays a multiplié les investissements dans ses infrastructures sportives, modernisé ses stades et renforcé ses capacités logistiques, dans la perspective d’événements internationaux de grande envergure.
Une ambition continentale assumée
Au-delà d’une candidature nationale, Rabat met en avant une ambition africaine. L’organisation d’un tournoi de cette envergure sur le continent constituerait une première depuis la réforme du format élargi de la compétition. Pour le Maroc, il s’agirait non seulement de consolider son statut de hub sportif régional, mais aussi d’offrir à l’Afrique une vitrine mondiale à travers l’un des rendez-vous les plus suivis du football de clubs.
Le pays peut s’appuyer sur une crédibilité acquise lors de précédentes compétitions continentales et internationales, ainsi que sur un savoir-faire reconnu en matière de sécurité, d’hébergement et de transport. L’essor des infrastructures hôtelières, la connectivité aérienne et la montée en puissance des services événementiels jouent également en faveur de sa candidature.
Un levier économique et diplomatique
Accueillir la Coupe du monde des clubs en 2029 représenterait un levier stratégique. Au-delà de l’impact sportif, l’événement générerait des retombées économiques significatives : afflux touristique, investissements privés, visibilité accrue pour les entreprises locales et stimulation du secteur des services.
Sur le plan diplomatique, une telle organisation renforcerait le positionnement du Maroc comme acteur central du sport africain et interlocuteur privilégié des grandes instances internationales. Dans un contexte de compétition accrue entre pays émergents pour l’accueil des grands événements, le Royaume semble déterminé à transformer l’essai.
Reste désormais à connaître le calendrier officiel de désignation et les éventuelles candidatures concurrentes. Mais une chose est claire : l’Afrique affiche sa volonté d’accueillir le monde, et le Maroc entend en être le porte-étendard.


