Le match a démarré sur un rythme soutenu, dominé par les Black Stars. Dès la 17ᵉ minute, l’inévitable Jordan Ayew a ouvert le score pour le Ghana, confirmant son statut de meilleur buteur de la sélection dans ces qualifications.
Mais devant son public, le Tchad a refusé de lâcher prise. Portés par l’ambiance exceptionnelle de leur nouvelle enceinte, les Sao ont multiplié les assauts en fin de partie. Leur persévérance a été récompensée à la 89ᵉ minute, lorsque Célestin Ecua a crucifié la défense ghanéenne en égalisant d’une frappe libératrice. Un but qui a fait chavirer tout un stade.
Une pelouse critiquée
Si le spectacle a été au rendez-vous, les conditions de jeu ont suscité des critiques. Le sélectionneur ghanéen Otto Addo a déploré une pelouse « dure comme du béton » et « trop lente », freinant selon lui le jeu rapide de ses hommes. Des remarques qui ne manqueront pas d’alimenter le débat autour de la qualité du nouveau gazon, inauguré en mai dernier au Stade Olympique Maréchal Idriss Déby Itno (MiDi).
Pour le Tchad, il s’agit d’un premier point précieux dans ces éliminatoires, de quoi redonner confiance à une équipe souvent reléguée au second plan sur la scène continentale ; Pour le Ghana, leader du groupe I avec 16 points, c’est une occasion manquée de creuser l’écart au classement. Ce contretemps relance l’intérêt de la poule, où rien n’est encore joué.
Une soirée symbolique
Au-delà du résultat, cette rencontre restera comme un moment historique pour le football tchadien. Le Stade Olympique Maréchal Idriss Déby Itno, flambant neuf et doté de 30 000 places, a offert au pays un cadre digne des grandes compétitions. L’égalisation de dernière minute a donné à cette inauguration une dimension encore plus symbolique : le Tchad n’a pas seulement inauguré un stade, il a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les cadors africains.


