Les Black stars peuvent-ils de nouveau briller ? Lors de son dernier match de préparation, joué le 8 janvier à Kumasi, le Ghana a été tenu en échec par une modeste équipe de la Namibie 0-0. Les Blacks stars se sont procurés plusieurs occasions, mais ont pêché dans la finition. En terres ivoiriennes dans quelques jours, les Ghanéens auront à cœur de se racheter vis-à-vis de leurs nombreux supporters.
Véritable énigme de la compétition, le Ghana, pour sa 24è phase finale de CAN, arrive discrètement en Côte d’ivoire et il semble difficile de le considérer comme un véritable prétendant au titre, au vu de l’état de son football. Par contre, de bonnes perspectives d’avenir se présentent, et les Black stars pourraient, voire devraient, utiliser cette CAN pour se reconstruire sur la durée.
Alors que son dernier titre continental remonte à 1982, le Ghana, 4 fois champion d’Afrique (1963-1965-1978-1982) aborde cette CAN ivoirienne avec son lot d’incertitudes. Loin de sa régularité des années 2000 et du début des années 2010, qui l’a vu briller aux Coupes du monde 2006 et 2010, le Ghana, bien que son nom reste parmi les grandes nations du continent, ne figure pas parmi les grandes équipes du moment depuis maintenant plusieurs années. Le Ghana ne s’est qualifié qu’à la dernière journée des éliminatoires devant la modeste équipe de République centrafricaine.
Alors que la génération des frères Ayew prend de l’âge, celle des Mohamed Kudus, Daniel Amartey, peinant à marquer les esprits, il est peut-être temps pour le Ghana d’entamer un nouveau cycle et préparer les prochaines années et à cette condition, cette CAN doit faire office de laboratoire pour la suite, plus qu’une énième hypothétique course à la victoire finale.
Le Ghana, logé dans le groupe B aux côtés des détenteurs de records, l’Égypte, le Cap-Vert et le Mozambique, vise à améliorer sa précédente performance à la CAN, où il est sorti au premier tour. Inaki William qui fait ses débuts au tournoi a partagé sa détermination à entrer dans l’histoire avec le Ghana :
Jouer la CAN signifie beaucoup pour moi. Mon ambition est d’aller le plus loin possible avec les Black Stars
A déclaré Williams dans des propos relayés par ghanasoccernet. L’attaquant, qui devrait faire partie de la liste finale de 27 joueurs du Ghana, souligne l’importance du tournoi et son engagement envers le succès de l’équipe.
Face à ce déficit d’expérience (Thomas Partey étant blessé), le coach Chris Hugton a choisi de refaire appel aux frères Ayew. Le plus âgé d’entre eux, André (34 ans), s’apprête à prendre part à la huitième phase finale de CAN de sa longue carrière, lui qui compte 114 sélections (pour 24 buts) et deux finales perdues, en 2010 et en 2015. Revenu cet hiver en France, le Havrais sera l’un des cinq représentants de Ligue 1 de cette liste, où l’on retrouve également Ernest Nuamah (Lyon), Salid Abdul Samed (Lens), Alidu Seidu (Clermont) et Mohammed Salisu (Monaco).
Les 27 Black Stars
Gardiens de but : Richard Ofori (Wa All Stars), Joseph Wollacott (Hibernian, Ecosse), Lawrence Ati-Zigi (FC Saint-Gall, Suisse).
Défenseurs : Alidu Seidu (Clermont, France), Denis Odoi (FC Bruges, Belgique), Kingsley Schindler (Samsunspor, Turquie), Gideon Mensah (Auxerre, France), Abdul Fatawu Hamid (Medeama), Nicholas Opoku (Amiens, France), Daniel Amartey (Besiktas, Turquie), Mohammed Salisu (Monaco, France), Alexander Djiku (Fenerbahçe, Turquie).
Milieux de terrain : Iddrisu Baba (Almeria, Espagne), Elisha Owusu (Auxerre, France), Salis Abdul Samed (Lens, France), Richmond Lamptey (Asante Kotoko), Majeed Ashimeru (Anderlecht, Belgique), Mohammed Kudus (West Ham, Angleterre), André Ayew (Le Havre, France), Ransford-Yeboah Königsdörffer (Hambourg, Allemagne).
Attaquants : Osman Bukari (Etoile Rouge Belgrade, Serbie), Joseph Painstil (Genk, Belgique), Jordan Ayew (Crystal Palace, Angleterre), Ernest Nuamah (Lyon, France), Inaki Williams (Athletic Bilbao, Espagne), Antoine Semenyo (Bournemouth), Jonathan Sowah (Medeama).


