Il y a toujours un problème au stade d’Epimpé ! Quand ce n’est pas la pelouse qui est vite rendue impraticable par les pluies, c’est les billets qui sont inaccessibles. L’image du stade Alassane Ouattara, lors du match inaugural de la CAN Côte d’Ivoire – Guinée Bissau (2-0, à moitié vide a démontré à suffisance les paradoxes de ce pays, fou de football. Comment une ville de 6 millions d’habitants ne peut faire le plein d’un stade d’une capacité de 60 000 places ?
Les membre du Comité locale d’organisation ont reconnu des problèmes de billetterie pour le match d’ouverture, mais n’ont pas réussi à résoudre les difficultés potentielles empêchant les supporters d’assister à d’autres matches jusqu’à présent. Un taux de remplissage qui fait mauvais genre alors que plus aucun billet n’était disponible et que le match était donc censé se jouer à guichets fermés ! Se plaignant d’avoir du mal à trouver des billets pour ensuite constater que les tribunes sont loin d’être pleines, les supporters dénoncent cette situation. Dans les faits, il se trouve que des malins ont acheté des dizaines de billets groupés dans le but de faire la surenchère le jour du match. A la fin, pour diverses raisons (surtout de cherté), ils n’ont pas pu tous les écouler sur le marché noir.
Même s’il y a eu quelques problèmes d’impression le premier jour de la CAN en raison d’achats groupés de billets physiques de dernière minute, le système de billetterie a depuis été adapté pour répondre à de telles demandes.
A indiqué la Confédération africaine de football (CAF) dans un communiqué. La CAF a déclaré que le système “fonctionnait bien” avec plus de 60 % des billets vendus via sa plateforme en ligne à l’international. Le comité d’organisation de la Coupe d’Afrique 2023 (COCAN) soutient que la raison pour laquelle il y avait des sièges vides pour le match de la Côte d’Ivoire contre la Guinée-Bissau, lors du match d’ouverture au stade Alassane Ouattara, d’une capacité de 60 000 places, était due à des “sièges morts” : les lieux à visibilité réduite ou les sièges de sécurité.
En excluant ces places, le stade aurait une capacité utile de 50 786 places. Le commentateur du stade avait pourtant fait état d’une affluence de 36 858 personnes pour le match d’ouverture, annoncé auparavant comme complet. Le lendemain, dans le même stade, il y avait moins de 10 000 supporters lors du match entre le Nigeria et la Guinée équatoriale. De nombreux sièges étaient également vides au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour les matches entre l’Egypte et le Mozambique, et entre le Ghana et le Cap-Vert, dimanche.
Lundi à Yamoussoukro, les supporters camerounais et guinéens étaient furieux de n’avoir pu accéder au match de leur équipe malgré de nombreuses places disponibles à l’intérieur. Les médias locaux ont rapporté que le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a déclaré lundi qu’il prendrait personnellement en charge le problème est que “vous verrez des résultats dans les 48 heures”. La CAF a confirmé mercredi qu’elle était responsable de la vente des billets. En collaboration avec le COCAN, ils ont encouragé les supporters locaux à essayer l’un des 51 points de vente en Côte d’Ivoire pour acheter des billets physiques pour les matchs.
« La billetterie est une affaire de la CAF dans les cahiers de charges, c’est la CAF qui met en place les mécanismes pour la fabrication et la distribution des billets. Mais on a remarqué que lors des premiers matchs, beaucoup de problèmes ont été posés », a dit M. Robert Mambé.
« Nous prenons le problème en main et vous verrez les résultats dans les 48 heures », a laissé entendre le Premier ministre ivoirien, en présence de membres du gouvernement, ainsi que de plusieurs anciennes gloires du football africain. Robert Mambé a salué la victoire du Sénégal face à la Gambie (3-0), un match qu’il a jugé « en place » dans cette rencontre, non sans souligner les raisons de sa présence dans les tribunes du stade Charles Konan Banny.
« Nous avons tenu à venir au nom du gouvernement et du chef de l’Etat parce qu’il est important que nous prenions toutes les dispositions, que nous vérifions que les dispositions prises sont respectées”, a-t-il poursuivi.


