La scène s’est produite à la fin de la première période du match. En pleine accélération sur son couloir, Hakimi est stoppé net par une intervention jugée excessive de Luis Diaz. L’arbitre, après visionnage de la VAR, a expulsé le joueur du Bayern Munich. Mais pour le Marocain, le mal était fait. Touché à la cheville gauche, il a dû être escorté par le staff médical du PSG, incapable de reprendre la rencontre. Ce moment a glacé le Parc des Princes. L’image d’un Hakimi en pleurs, soutenu par ses coéquipiers, a rapidement fait le tour du monde. Pour le club parisien, la situation est préoccupante. L’ancien Madrilène demeure le seul défenseur de métier sur le flanc droit du dispositif de Luis Enrique. Son absence, même temporaire, poserait un sérieux défi dans la rotation d’un effectif déjà fragilisé par la blessure d’Ousmane Dembélé.
Depuis son arrivée au PSG, Achraf Hakimi s’est imposé comme l’un des cadres les plus constants du groupe parisien. Régulier dans la performance, il n’avait connu aucun arrêt prolongé depuis plus d’un an. Sa sortie sur blessure constitue donc un véritable coup d’arrêt, tant pour le club que pour la sélection marocaine. Du côté de Rabat, l’émotion a été immédiate. Les médias nationaux ont évoqué un « tacle assassin », pointant du doigt un geste jugé inutilement dangereux. Car pour le Maroc, la blessure du capitaine intervient à un moment crucial : la CAN 2025, organisée sur le sol marocain, débute dans moins de deux mois. L’éventualité d’un forfait d’Hakimi représenterait une perte sportive et symbolique majeure pour un pays qui attend un sacre continental depuis 1976.
Le latéral du PSG, qui totalise 88 sélections depuis 2016, incarne la réussite de cette génération dorée du football marocain. Demi-finaliste du Mondial 2022 et médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris, il reste l’un des leaders du groupe dirigé par Walid Regragui. Le sélectionneur, tout en appelant au calme, espère que les examens médicaux prévus dans les prochaines heures permettront d’écarter le pire scénario. Les premières évaluations évoquent une entorse sévère de la cheville, sans fracture apparente. Si cette tendance se confirme, Hakimi pourrait reprendre l’entraînement avant le début de la CAN. Dans le cas contraire, le Maroc devra réajuster son schéma défensif sans son capitaine.
Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate. Luis Diaz, fautif sur l’action, a été vivement critiqué, parfois avec des excès. Des appels à la modération ont rapidement émergé, rappelant que le sport ne doit pas être un exutoire à la violence verbale. En attendant le diagnostic définitif, le Maroc reste suspendu au verdict médical. Pour un pays qui rêve de soulever le trophée africain à domicile, la présence d’Achraf Hakimi revêt une importance capitale. Son absence serait un coup dur non seulement pour la sélection, mais aussi pour tout un peuple qui s’identifie à son capitaine.


