À l’occasion de la conférence stratégique de la Confédération africaine de football (CAF), Claude Le Roy a remis en question le caractère unanime du soutien africain à une nouvelle réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Le sélectionneur du Congo estime que les positions des 54 associations membres du continent ne doivent pas être considérées comme acquises. Une prise de position qui contraste avec celle de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), qui affiche son soutien au patron du football mondial.
Claude Le Roy met en doute l’unanimité africaine
Il ne faut pas vouloir aller trop vite en besogne.
La mise en garde de Claude Le Roy résume ses réserves sur l’idée d’un soutien unanime du continent africain à la réélection de Gianni Infantino. Pour le sélectionneur du Congo, les déclarations publiques ne suffisent pas à établir que les 54 associations africaines soutiennent toutes la candidature du président de la FIFA.
Le technicien français affirme avoir entendu des interrogations et des commentaires qui invitent, selon lui, à nuancer cette présentation. Il appelle ainsi à davantage de prudence dans l’interprétation des positions exprimées au sein du football africain.
Ses propos interviennent alors que la Confédération africaine de football tient des discussions stratégiques sur l’avenir de la discipline. Claude Le Roy plaide également pour de nouvelles réflexions et de nouvelles personnes susceptibles de contribuer à faire avancer le football.
Samuel Eto’o affiche son soutien à Infantino
Au Cameroun, le président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, figure parmi les responsables du football africain qui soutiennent Gianni Infantino. Cette position s’inscrit dans les relations entretenues par les dirigeants des fédérations nationales avec l’instance mondiale du football.
Toutefois, le soutien d’un dirigeant fédéral ne permet pas, à lui seul, de conclure à une adhésion identique de toutes les associations du continent. La question soulevée par Claude Le Roy porte précisément sur cette différence entre les soutiens exprimés et l’affirmation d’une unanimité générale.
La CAF entre stratégie et perspectives d’avenir
Les échanges au sein de la CAF portent également sur les orientations futures du football africain. Son président, Patrice Motsepe, a indiqué avoir pris note des différentes préoccupations exprimées et s’est montré ouvert à la poursuite des discussions.
Pour autant, les déclarations rapportées ne permettent pas de considérer qu’une décision définitive a été prise sur l’ensemble des questions évoquées. Les positions des acteurs et les décisions officielles doivent être distinguées, notamment lorsqu’il est question de l’avenir de la FIFA et de ses dirigeants.
les réserves exprimées par Claude Le Roy, la question de l’unanimité africaine autour de Gianni Infantino mérite d’être examinée avec prudence. Les prises de position individuelles ne suffisent pas à établir une position commune des 54 associations membres de la CAF. Au-delà des soutiens annoncés, les prochaines déclarations officielles permettront de mieux cerner l’ampleur réelle de cette adhésion.



