Des billets à 36 000 FCFA, une réponse aux critiques
La FIFA a récemment confirmé que les billets pour la Coupe du monde 2026 seront proposés à partir de 60 dollars, soit environ 36 000 FCFA par match, pour les supporters des équipes qualifiées. Une annonce présentée comme une réponse aux critiques croissantes sur la flambée des prix autour du tournoi, notamment celles formulées par la Football Supporters Europe (FSE).
L’association européenne de supporters avait dénoncé des « tarifs astronomiques », estimant que les fans les plus fidèles étaient progressivement exclus de la plus grande compétition de football au monde.
Jusqu’à 4,14 millions FCFA pour suivre son équipe
Selon les calculs de la FSE, suivre son équipe du premier match jusqu’à la finale coûterait au minimum 6 900 dollars, soit environ 4,14 millions de FCFA par supporter. Un montant près de cinq fois supérieur à celui observé lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Un chiffre qui, s’il choque déjà en Europe, prend une dimension encore plus préoccupante en Afrique.
Une facture encore plus lourde pour les supporters africains
Pour un supporter africain, le coût réel dépasse largement le prix du billet. Les billets d’avion intercontinentaux, les frais de visa, l’hébergement dans des villes hôtes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, ainsi que les déplacements internes, alourdissent considérablement la facture finale.
Dans de nombreux pays africains, 36 000 FCFA représente déjà plusieurs jours, voire plusieurs semaines de revenus, rendant un budget de plusieurs millions de FCFA totalement inaccessible pour la majorité.
Mondial à 48 équipes, tribunes moins populaires ?
La Coupe du monde 2026 marquera l’entrée en scène d’un format élargi à 48 équipes, offrant à l’Afrique un nombre record de places qualificatives. Mais cette ouverture sportive ne s’accompagne pas d’une accessibilité financière équivalente pour les supporters du continent.
Si la FIFA met en avant des billets dits « abordables », de nombreux observateurs estiment que le football mondial tend à devenir un produit de luxe, éloigné de sa base populaire.
Le risque d’un Mondial vécu à distance
Pour beaucoup de supporters africains, la Coupe du monde 2026 pourrait ainsi se vivre une fois de plus devant les écrans, loin des stades et de l’ambiance unique qui fait l’âme du tournoi.
À l’approche du coup d’envoi, une question demeure : le Mondial peut-il encore être la fête du peuple, ou est-il désormais réservé à une élite financière ?


