Cette décision extrême a été prise à la suite d’un litige financier opposant la Confédération africaine de football (CAF) à la chaîne qatarie, notifiée le 1er septembre, révèle la BBC. La décision de mettre fin à la convention, qui concerne en tout 40 pays, serait liée à un manquement aux termes du contrat de beIN Sports dans le cadre de l’accord obtenu en 2017 par le diffuseur pour 415 millions $(environ 387 millions d’euros). D’après les premières informations, la CAF, en plus d’annuler le contrat, réclame 80 millions $ à beIN Sport.
Alors qu’en 2017, la CAF a conclu un accord avec beIN Sports pour diffuser la compétition et ses qualifications jusqu’en 2028. Mais il s’avère que les clauses de ce contrat n’ont pas été respectées. Dénonçant cet impayé, la CAF a donc opté pour une rupture de contrat, mettant ainsi un terme unilatéralement à la collaboration. De son côté, beIN Sports n’exclut pas la possibilité de recourir à des procédures judiciaires si les discussions ne parviennent pas à résoudre le différend.
Une pilule amère pour les fans
À un peu moins de quatre mois du coup d’envoi de la CAN, la CAF se retrouve donc sans diffuseur majeur dans 24 pays, ce qui pourrait potentiellement entraîner un écran noir pour les fans de football en Afrique et dans le monde. Cette incertitude plane également sur les compétitions de clubs africains, notamment la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération, ainsi que sur la nouvelle African Football Ligue ,dont le coup d’envoi est prévu pour le 20 octobre.
Rappelons que, ce n’est pas la première fois que la CAF rompt un contrat majeur avec un de ses diffuseurs. En 2019, elle avait déjà annulé son accord avec Lagardère Sports, ce qui lui avait coûté 50 millions de dollars (contre 90 millions de dollars réclamés au départ). La résolution de ce litige entre la CAF et beIN Sports demeure incertaine, mais son issue pourrait avoir un impact significatif sur le paysage médiatique du football africain et sur la diffusion de la CAN.


