Alors que Rassie Erasmus, directeur du rugby sud-africain, a réitéré cette semaine son soutien indéfectible à Kolisi, tout indique que le leader charismatique des Boks poursuivra son aventure jusqu’à la prochaine Coupe du monde en 2027. Si son corps tient le choc et que la gestion de son temps de jeu est optimisée, Kolisi pourrait accumuler plus de 23 matchs supplémentaires en tant que capitaine, ce qui lui permettrait de graver son nom en lettres d’or dans les annales du rugby sud-africain.
Depuis qu’il a été nommé capitaine des Springboks en 2018, Kolisi n’a cessé de marquer l’histoire. À l’âge de 26 ans, il était devenu le premier capitaine noir de l’équipe nationale sud-africaine, un symbole puissant d’unité et de progrès dans un pays au passé divisé. Ce qui aurait pu être une pression insurmontable s’est transformé en une source de motivation inépuisable pour lui.
Sous son commandement, les Springboks ont conquis deux titres consécutifs en Coupe du monde (2019 et 2023), un exploit que seule la Nouvelle-Zélande avait réussi avant eux. Sa capacité à fédérer son équipe, à transcender les attentes et à inspirer bien au-delà du terrain, fait de lui l’un des capitaines les plus influents de l’histoire du rugby.
Son influence ne se limite pas au leadership. Sur le terrain, Kolisi a démontré un engagement sans faille et une capacité à se sublimer dans les moments décisifs. Que ce soit en défense, dans les rucks ou en soutien offensif, il reste un élément clé du dispositif sud-africain. Ses interventions cruciales en Coupe du monde, notamment lors de la finale 2019 contre l’Angleterre et du choc épique contre la France en 2023, témoignent de son impact inestimable.
Leader respecté
À 33 ans, Kolisi entame un nouveau chapitre de sa carrière. Son corps a été mis à rude épreuve, mais l’encadrement technique des Springboks veille à gérer son temps de jeu intelligemment. Avec un calendrier chargé en 2025, qui pourrait inclure jusqu’à 15 tests, la rotation sera essentielle pour le préserver et l’amener au Mondial 2027 dans les meilleures conditions.
S’il parvient à rester en forme et performant, Kolisi pourrait également franchir un autre cap symbolique: celui des 100 sélections avec les Springboks. Avec 92 apparitions sous le maillot vert et or, il ne lui manque que huit tests pour atteindre ce seuil mythique. Peu de joueurs sud-africains ont eu cet honneur, et Kolisi pourrait bientôt rejoindre cette élite. Interrogé cette semaine sur le futur de Kolisi, Rassie Erasmus a été catégorique : tant que le joueur sera au sommet de sa forme, il restera capitaine.
La personne que Siya est devenue en Afrique du Sud a changé ma vision du rôle de capitaine. Tant qu’il est en bonne santé et en pleine possession de ses moyens, il restera le leader de cette équipe. Nous avons plusieurs alternatives, comme Eben Etzebeth, Bongi Mbonambi ou Pieter-Steph du Toit, mais Siya reste notre premier choix.
A déclaré Erasmus.
Ces mots confirment l’importance cruciale de Kolisi au sein des Springboks, non seulement pour son jeu, mais aussi pour son influence sur et hors du terrain. Que Kolisi parvienne ou non à battre le record de John Smit, son héritage est déjà immense. Premier capitaine noir de l’Afrique du Sud, double champion du monde, leader respecté par ses coéquipiers et admiré par ses adversaires, il incarne une époque dorée du rugby sud-africain.


