Si au tableau final des médailles les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Australie et la France occupent le Top 5, pour le continent africain, c’est la déception qui prévaut dans de nombreuses délégations. Le continent n’a pas vraiment brillé. Il faut dire qu’avec 329 athlètes dans 32 disciplines sportives, l’Afrique espérait glaner davantage de médailles.
Mustapha Berraf, président de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), dans une déclaration à RFI, avait affiché l’ambition africaine en soulignant qu’«à Tokyo, il y a eu 37 médailles dont 11 d’or. Nous pensons que nous avons les moyens humains et les potentiels pour réussir une augmentation de près de 20%. Cela suppose une moyenne de 50 médailles».
Des 39 médailles raflées par des pays africains, 24 viennent de l’athlétisme. La palme revient sans surprise au Kenya, très attendu dans le domaine. Les Kényans ont décroché 11 médailles en tout durant ces JO : toutes viennent de l’athlétisme. A été également remarquée la capacité pour l’athlétisme kényan à se renouveler, se trouvant toujours de nouveaux talents.
En effet, les 13 médailles d’or africaines ont été remportées par 12 athlètes: la reine du demi-fond, Beatrice Chebet, a remporté le 5000, et 10 00. Faith Kipyeong sur 1500 m, elle, remporte sa deuxième couronne en trois titres olympiques d’affilée. Le 800m également, avec Emmanuel Wanyongi qui n’a que 21 ans. Il perpétue la tradition des Kényans qui ont remporté toutes les finales olympiques du 800m depuis 2012. Emmanuel Wanyonyi dans les pas d’un David Rudisha.
Pour les autres médaillés en or en Afrique l’on peut citer : Kaylia Nemour (gymnastique artistique, Algérie), Imane Khelif (boxe, Algérie), Joshua Cheptegei (10.000 m, Ouganda), Soufiane El Bakkali (3000 m steeple, Maroc), Letsile Tebogo (200 m, Botswana), Tatjana Smith (natation 100 m brasse, Afrique du Sud), Tamirat Tola (marathon hommes, Ethiopie), Ahmed El Gendy (pentathlon moderne, Egypte) et Firas Katoussi (taekwondo, Tunisie).
Il faut dire que plusieurs athlètes africains ont déçu. C’est le cas du triple saut où l’on attendait le Burkinabè Hugues-Fabrice Zango qui visait l’or et le record du monde à Paris, et l’Algérie Yasser Triki. L’Afrique s’est retrouvée avec 0 médaille dans cette discipline remportée par trois Cubains qui concouraient pour des pays européens (Espagne, Portugal et Italie). C’est le cas aussi au niveau d’autres disciplines comme le taekwondo où l’on attendait l’Ivoirien Cheikh Cissé qui s’est contenté du bronze chez les plus de 80 kg.

Ces résultats soulignent néanmoins la montée en puissance des athlètes africains sur la scène internationale, marquant une nouvelle ère pour le sport africain. Les performances des nations africaines à Paris sont le reflet des efforts continus pour améliorer les infrastructures sportives, les programmes de formation, et le soutien aux athlètes sur le continent.
Avec cette dynamique positive, l’Afrique semble bien positionnée pour continuer à briller lors des compétitions internationales à venir: Le continent a encore renforcé son statut de puissance montante dans le monde du sport.



